La Norvège propose compétences et idées à la carte

Construire une pépinière d'innovation qui rassemble à la fois des designers, des artisans et une équipe de coachs pour tester de nouvelles idées et de nouvelles formes d'organisations en un temps record. Et qui propose surtout des compétences "à la carte". C'est le défi que se sont lancé deux designers français, Alexandre Bau et Birgitta Ralston. Ils ont créé la maison Transplant dans un village norvégien au bord d'un Fjord. Les clients sont immergés loin de tout, ce qui, selon les responsables de ce projet, leur permet d'innover plus rapidement et plus efficacement. "Notre maison s'adresse aux sociétés qui veulent lancer un nouveau concept, une nouvelle idée innovante, ou tout simplement créer leur entreprise", explique à L’Atelier Alexandre Bau. "Il nous faut trouver pour eux l'ensemble des compétences et des matériaux éventuels dont ils auront besoin pour développer le projet et le tester",précise-t-il.

Cette maison est un espace transversal où le client accède à un large choix de "compétences" dont il a besoin pour développer son concept. Par exemple, la matériauthèque Nordic Materials. Plus qu’une bibliothèque de matériaux de fabrication, il s’agit d’un centre permanent de veille sur le sujet. L'objectif est de trouver les dernières techniques et innovations utilisées. Les clients vivent en moyenne trois jours avec tous les consultants qu'ils ont sélectionnés, au-delà d’un partage des compétences c’est une vraie expérience humaine donc. C'est par exemple le cas de NTE Energy, une entreprise norvégienne spécialisée dans le développement de solutions d'énergie verte. L'entreprise a intégré la maison en mai 2010 et voulait développer un nouveau type d'énergie utilisant la biomasse, mais n’avait pas de stratégie précise. Elle a donc intégré la maison pendant trois jours. Pour en sortir avec une meilleure connaissance et une vraie stratégie. Résultat aujourd’hui, 90 millions d’euros de nouveaux contrats. A noter : L’Atelier a rencontré les responsables du projet lors de la conférence au Lift 2011 à Genève.

Rédigé par Maxime Besson Vivenzi