Durant deux mois, Oléane, retenu comme quatre autres opérateurs, sera un bureau test d'enregistrement des noms de domaines Internet en .com, .net et .org. Jusqu'à présent, toute demande d'enregistre...

Durant deux mois, Oléane, retenu comme quatre autres opérateurs, sera un bureau test d'enregistrement des noms de domaines Internet en .com, .net et .org. Jusqu'à présent, toute demande d'enregistrement de nom passait par l'américain NSI (Network Solutions Inc.) Hormis les sites se terminant par .fr, gérés indépendamment par l'AFNIC, NSI joue deux rôles distincts : il assure la gestion technique de la base de données et des serveurs de noms et il enregistre les noms de domaines, associé à la commercialisation de services. La compétition est ouverte seulement sur cette dernière fonction. Jean-Michel Planche, le président d'Oléane indique "NSI conserve l'immense responsabilité de faire fonctionner correctement un système très complexe et délicat. Il n'était pas raisonnable d'éclater ce modèle, sur un plan technique". Estimant qu'un "monopole trop fort pourrait un jour imposer un prix très élevé ou un service de mauvaise qualité", Jean-Michel Planche prévient "si demain ces serveurs de noms s'arrêtaient, Internet serait mort. Quasiment plus aucun service ne fonctionnerait". Chaque jour, Oléane traite déjà 31 demandes de noms de domaines, soit une part de marché supérieure à 12 %. L'opérateur vise la centaine d'ici à la fin 1999. Les conditions commerciales d'Oléane pour cette nouvelle activité seront annoncées prochainement, mais ne seront pas forcément placées sous le signe de la baisse des prix "mieux vaut assurer la qualité du service". Non seulement, Oléane veut s'engager sur une meilleure réactivité (il faut aujourd'hui trois jours entre le dépôt et la validation d'un nom), mais il souhaite aussi établir une "charte de qualité". Oléane souhaite assurer la confidentialité des données clients pouvant être réutilisées à des fins commerciales "il s'agit pour nous d'une activité non commerciale, gage d'enregistrements impartiaux". (Le Figaro - 1er/06/1999)