L'Etno (European Telecom Network Operators Association) demande à la Commission européenne de mettre fin à la régulation dans le secteur des télécoms. L'Etno rassemble les opérateurs historiques...

L'Etno (European Telecom Network Operators Association) demande à la Commission européenne de mettre fin à la régulation dans le secteur des télécoms. L'Etno rassemble les opérateurs historiques des différents pays européens. Aujourd'hui, elle demande à la Commission européenne de revoir le cadre réglementaire.
 
Depuis 2003, la régulation avait été mise en place pour permettre qu'une concurrence réelle se mette en place. Ainsi, les opérateurs historiques comme France Télécom, dans notre pays ont été obligés de partager leur réseau avec les opérateurs alternatifs (moyennant finance, évidemment !). La concurrence s'est très vite développée et propose aujourd'hui des offres ultra-compétitives.
 
A la veille de nouveaux investissements, l'Etno demande que les acteurs soient laissés dans le libre jeu de la concurrence. "Il y a une contradiction évidente entre le soutien de la Commission à une concurrence basée sur l'infrastructure et l'imposition systématique dans la pratique par certaines Autorités de régulation nationales d'obligations (...) Une telle approche n'encourage pas les investissements dans une infrastructure alternative ou bien le développement de services innovants".
 
France Télécom avait expliqué, en novembre, dans une interview donnée par son directeur exécutif, Jacques Champeaux, aux Echos , que l'entreprise n'investirait pas dans un réseau à fibre optique s'il devait ensuite l'ouvrir à ses concurrents à un prix bas. De la même façon, Deutsche Telekom qui prévoit d'investir 3 milliards d'euros pour la construction d'un réseau en fibre optique, ne veut pas le partager avec ses concurrents à des prix qui lui seraient imposés.
 
L'Etno propose d'accélérer la dérégulation pour que les opérateurs historiques qui ont perdu leur avance sur les opérateurs alternatifs puissent se positionner sur de nouveaux marchés sans être pénalisés. Rappelons que même s'ils affirment être devenus des opérateurs comme les autres, France Télécom et ses acolytes conservent la confiance des consommateurs et des moyens financiers considérables comparés à leurs concurrents.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 02/02/2006)