Du 29 octobre au 02 novembre se tenait à Paris, le plus grand salon français sur le jeu vidéo. Armé de ma double casquette L’Atelier/(rétro)gamer, je suis parti arpenter les allées de ce qui est aujourd’hui un des 5 plus grands évènements gamer dans le monde… Impressions !

Paris Games Week : Keep calm… and press start Button !

Après Los Angeles avec l’E3, Cologne avec la Gamescom et Tokyo avec le TGS, Paris vivait au rythme du jeu vidéo la semaine dernière avec la Paris Games Week (PGW). Pour cette cinquième édition du salon, les organisateurs avaient vu grand : 50 000 M², 125 exposants, pour accueillir pas moins de 272 000 visiteurs en 5 jours.

Pour 50 000 M², t’as plus rien…

Qui dit important évènement grand public dit… beaucoup de public ! S’il est très positif que le jeu vidéo intéresse un public aussi large et éclectique, on le sera moins une fois dans le salon, quand il faudra jouer des coudes et s’armer de beaucoup -vraiment beaucoup- de patience pour accéder aux bornes. Le trio de tête des files d’attente ? Sans surprise les espaces dédiés aux grosses licences de la fin d’année : Call Of Duty Advanced Warfare (3h30 d’attente), Assassins Creed Unity (3h d’attente), Farcry 4 (2h30)... Invité bonus sur cette liste, le stand d’Occulus où leur casque de réalité virtuelle (en version DK2) pouvait étre testé sur de nombreuses bornes et titres différents... contre quelques heures de patience là aussi.

Dans ce genre de situation il y a deux stratégies pour le gamer en manque de sensation :

1/ Prendre son mal en patience ! Là, il sait que, sur la journée, il ne pourra faire que les deux ou trois blockbusters présents et peut être quelques autres bornes si la motivation est encore là.

2/ Se dire que de toute façon, pour les fêtes, il achètera les “gros” titres et qu’il vaut donc mieux profiter du salon pour partir à la découverte de tout le reste du catalogue des éditeurs et chercher la bonne surprise.

Pour ma part, j'admets n’avoir vu le nouveau COD que de loin…

...Quoi que si en fait !

Une fois donc sorti de ces répliques de la ligne A du RER un jour de grève, les différents stands de la PGW proposaient de très nombreux titres jouables que se soit sur consoles de salon, portables ou PC. Au fil des allées, on pouvait goûter au prochain Tomb Raider, s’affronter sur Dead Or Alive 5, Dragon Ball Xenoverse ou SuperSmashBros, faire vrombir les moteurs de Project Cars (en version 4k ou Oculus Rift !) ou encore tâter du ballon sur le prochain Pro Evolution Soccer.
En parallèle de ces titres AAA, quelques titres de la scène indépendante étaient aussi présents sur les stands des fabricants avec des perles comme Ori and The Blind Forest ou Inoqoni.

Dans cet esprit, gros coup de coeur pour l’espace “Jeux Made In France” ! Ici, on entre dans le royaume de l’indépendant à la sauce “French Touch”. Et quel plaisir de pouvoir s’essayer au JRPG Zodiac, à Strike Vector, le shoot frénétique de Ragequit ou encore à l’ambitieux Prodigy qui mêle jeu vidéo, jeu de plateau… et technologie NFC.

PGW… What Else ?

Finales de la coupe du monde de jeu video (ESWC), stand geek culture et librairie sur le jeu vidéo, concours de Cosplay, tournois et challenges de tout types, espace objets connectés … il y avait encore beaucoup de choses à voir sur cette Paris Game Week.

Pour finir ce petit tour du salon, deuxième petit coup de coeur pour le stand Retrogaming animé, comme chaque année, par l’équipe de l’association MO5. Atari 2600, Megadrive, Nes, Dreamcast (et oui elle est déjà “Retro”...), bornes d’arcade, toutes étaient présentes pour faire vivre ou revivre les grandes gloires des jeux vidéos aux anciens présents sur le salon. Mais l’espace Retrogaming était aussi l’occasion pour les plus jeunes de découvrir les origines de certaines séries ou types de jeux. Et surtout une occasion unique, pour toutes les générations de joueurs et joueuses, d’échanger en partageant un moment de convivialité. Quoi de plus sociale en effet qu’une partie endiablée de Bomberman à 5 ? :)

Car après tout, et malgré l’attente interminable à l’entrée ou sur certains stands, le bruit permanent ou le manque d’annonce fracassante durant le salon, le divertissement,  l’amusement, le voyage et le partage de sensation restent les grands buts du jeu vidéo et par extension de la Paris Games week. Objectif en définitive atteint pour cette 5 éme édition !

Alors bon jeu et rendez-vous en 2015 !

Rédigé par Charles Amory
Open Innovation Manager