sociétés d'ingénierie en informatique et les conseils en entreprise de tout genre. La plupart des SSII parties les premières avec le secteur bancaire pour lequel 10 milliards de F seront déboursés...

sociétés d'ingénierie en informatique et les conseils en entreprise de tout genre. La plupart des SSII parties les premières avec le secteur bancaire pour lequel 10 milliards de F seront déboursés pour les seules dépenses informatiques, redoutent dans les mois à venir une pénurie de leurs effectifs. Selon Jean Zeller, directeur des marchés finance d'Unilog, ceci n'est pas sans risque car un surcroit d'embauches liées aux chantiers de l'euro et de l'an 2000 pourrait peser après 2002 sur la rentabilité des SSII. Cependant, pour l'heure, comme l'estime Jacques Tordjmann, président de GFI Informatique "cela signifie trois à cinq points de croissance en plus en 1997 pour les SSII françaises". De leur côté, les banques prévoient de fortes dépenses en organisation, communication, formation du personnel "60 % des coûts du passage à l'euro correspondent au management total du projet, à la formation et à l'information. La formation devient même la préoccupation la plus forte des banques et peut représenter 40 % de leur budget euro". Selon Yves Labat d'Eurogroup "les cabinets qui font 25 à 30 % de croissance interne sont ceux qui sont sur l'euro". Les assurances et les entreprises ne vont pas tarder non plus à se manifester même si une grande majorité des entreprises sont encore réticentes. Un "club euro des consultants" vient d'être créé par Hervé Sitruk, directeur du cabinet Mansit, avec une vingtaine de cabinets et de SSII. Selon Bertrand de Maigret, administrateur délégué de l'Aune, un grand nombre d'entreprises travaillent pour l'instant en interne "et feront davantage appel à des intervenants extérieurs dès le mois de mai 1998". Pour tenter de se faire une place, les conseillers proposent une offre globale "monnaie unique" à destination des grandes entreprises. Un marché à terme de l'euroconseil se met ainsi progressivement en place, inaccessible cependant pour la grande majorité des PME incapables de pouvoir s'offrir des prestations élevées. Les experts-comptables, les banquiers resteront pour elles les partenaires privilégiés pour le passage à l'euro. Lorsque l'on interroge les entreprises françaises sur leur préparation à l'euro, 52% indiquent avoir créé un groupe de travail Monnaie Unique. Pour 45 % d'entre elles, un calendrier pour ses travaux a été fixé par le groupe de travail (37 % non). Cependant des décisions n'ont été prises que par 18 % des entreprises interrogées, alors que 66 % ne l'ont pas encore fait. Seules 7 % des entreprises ont évalué le coût global du passage à l'euro. (La Tribune - 09/09/1997)