terminaux de cartes bancaires, distributeurs de titres de transports, de friandises .... Dès le 1er janvier 2002, les 24 500 DAB et GAB de l'Hexagone devront être impérativement transformés. Comme l...

terminaux de cartes bancaires, distributeurs de titres de transports, de friandises .... Dès le 1er janvier 2002, les 24 500 DAB et GAB de l'Hexagone devront être impérativement transformés. Comme l'explique Christian Bégard, directeur commercial de Dassault Automatismes et Télécommunications "sur le plan technique, il s'agit d'adapter les cassettes et de faire des réglages et des tests. Ces opérations sont classiques à chaque changement de billets. Avec l'euro, il faut aussi modifier les logiciels qui gèrent les automates. Ces nouvelles versions seront prêtes bien avant 2002". Pour l'ensemble des banques, les coûts liés aux adaptations techniques de ces automates sont estimés à 35 millions de F. Le problème s'annonce différent pour les 592 000 terminaux de cartes bancaires "la rapidité des changements est liée à la possibilité ou non d'effectuer des opérations en euro entre 1999 et 2002, ce que réclament d'ailleurs les associations de consommateurs". De plus, dès la fin de cette année, les nouvelles cartes bancaires devront intégrer l'échéance du passage à l'an 2000. De nouvelles normes européennes et internationales s'y rajoutent. Selon Olivier Coffre, consultant chez SG2 "on estime que 13 % des terminaux, trop anciens, doivent d'ores et déjà être changés, par ailleurs, 53% du parc rencontrera un problème au niveau de la capacité de mémoire du logiciel et, pour nombre de ces systèmes, il sera moins coûteux de les changer que de les adapter. Au total, seul un bon tiers des terminaux existants sera en mesure de répondre à la nouvelle donne". Le vrai "booster d'affaires" pour Christian Bégard sera le futur porte-monnaie électronique (PME). De nouveaux équipements de rechargement et d'acceptation devront en effet être créés. Les commerçants refusant encore la carte bancaire devront s'équiper pour accepter le paiement de petits montants par PME. La société Sélecta, leader "de la restauration d'appoint" est déjà depuis janvier dans l'ère euro. Tous ses appareils neufs ou en rénovation sont équipés de monnayeurs capables de distinguer "15 ou 16 modèles de pièces différents, contre 8 actuellement". Ces machines pourront donc entre le 1er janvier et le 1er juillet 2002 (phase de transition du franc à l'euro) fonctionner avec des pièces françaises ou européennes. Si le surcoût de transformation des automates n'est pas élevé, il faudra en revanche compter entre 500 à 600 F par unité le jour de l'apparition définitive de l'euro. (La Tribune - 09/09/1997)