''Le seul moyen de combler la fracture numérique est de renforcer le Sud en équipements technologiques, téléphones, fax, Internet et d'assurer une formation pour apprendre à s'en servir''...

"Le seul moyen de combler la fracture numérique est de renforcer le Sud en équipements technologiques, téléphones, fax, Internet et d'assurer une formation pour apprendre à s'en servir". Partant de ce postulat émis par le président sénégalais Abdoulaye Wade , plusieurs pays africains ont soutenu lundi l'idée d'une taxe sur les nouvelles technologies dans les pays riches.
Celle-ci serait directement reversée au Fonds de Solidarité Numérique (FSN), créé en 2003 et lancé officiellement lundi à l'Intercontinental de Genève, où il siégera désormais. Fondée sur l'unique volontariat, cette taxe correspondrait à un pourcentage de 1 % sur l'ensemble des investissements technologiques consentis par les collectivités publiques . Le FSN pourra percevoir des fonds donnés par des Etats, mais aussi par des régions ou par des villes : New-York pourra reverser 1 % de ses investissements sans l'accord de l'administration Bush, par exemple.
Grâce à ces apports, l'objectif du FSN est de modifier le paysage technologique du continent africain, sur lequel il n'y aurait qu' un ordinateur pour 1000 habitants (selon les propos d'Abdoulaye Wade, recueillis par le quotidien Le Figaro) .
Les premiers pas du FSN se présentent bien. Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé qu'il lui verserait 500 000 dollars. Le Nigeria a promis 500 000 euros, le Maroc et la Guinée chacun 300 000 euros. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, a rejoint l'initiative et apporté 300 000 euros.
Le fonds a ainsi déjà récolté entre 4 et 5 millions d'euros , que gèrera l'agence et qui seront transformés en équipements acheminés vers les pays les plus nécessiteux. Il a été décidé que 60 % des fonds seraient destinés aux 49 pays les plus pauvres du monde , 30 % aux pays en voie de développement et que 10 % serviraient des projets dans les pays riches.
(Atelier groupe BNP Paribas - 15/03/2005)