Avec Internet, plagier devient une évidence quand il s'agit de préparer un copieux dossier sur un sujet type "l'innovation dans le domaine de la pisciculture bretonne : de la croissance des bars gavés aux kouign amann". Un Ctrl C / Ctrl V (la version pomme existe) et c'est parti. Les jeunes qui pratiquent parait-il cette activité à outrance en seraient-il sournois pour autant ? La réponse est – roulements de tambours : non.

En Anglais, et en plus développé, cela donne "confusion, not cheating, major factor in plagiarism among some students". C'est George M. Bodner, professeur de physique à l'université de Purdue et membre du comité d'éthique d'une société scientifique américaine qui l'affirme. Bon, comme il dit bien "some student", il ne s'avance pas trop non plus, mais enfin, c'est déjà ça. D'après le bon monsieur Bodner, c'est un manque d'éducation qui est à l'origine du problème.

Et de rappeler aussi que les professeurs, en photocopiant, copiant, mailant à tout va répandent le mal, à leur façon. J'allais oublier par corporatisme la communiqué de presse copier coller attitude (CPCCA) propre au métier de journalisme. Oui, nous aussi nous répandons le mal. Remède au mal, donné par un autre professeur, Thomas Holme : "Dès qu'il y a plus de quatre mots, donnez la source". Euh, pour la CPCCA, on se donne encore quelques années de réflexion. La semaine prochaine (sans certitude) : "Psycho killer, qu'est ce que c'est ? Fa fa fa fa fa fa fa" (*).

(*) Talking Heads, Talking Heads: 77

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia