"Imaginez embarquer dans un train en centre-ville. Pas besoin de rejoindre l’aéroport et marcher dans le terminal, aucune attente sur le tarmac, aucune perte de bagages et nul besoin d’enlever vos chaussures (rire de l’assistance)"

Incroyable discours d’Obama jeudi 16 avril à l’occasion d’un investissement significatif du gouvernement fédéral afin de financer des lignes de trains à grande vitesse aux USA. On croit rêver tant cela paraît commun pour un français ! L’avion n’est souvent pris de par chez nous que pour l’international et des destinations encore loin en train de Paris comme Nice ou Toulouse. La France est d’ailleurs citée dans le discours d’Obama car "elle a su désenclaver des villes moyennes et attirer tourisme et business dans l’ensemble du pays".

Ce réveil tardif du pays de la voiture et de l’avion fait sourire. En même temps que la page du tout pétrole se tourne progressivement quand l’on voit des géants comme GM s’effondrait, l’investissement dans le rail longtemps ignoré à cause des lobbys de Detroit revient au goût du jour. Ces investissements envisagés sont soit pour des trains régionaux soit pour des liaisons entre grandes villes comme on peut le voir sur la carte en rouge. Les côtes sont évidemment privilégiées. Il est important de garder en tête que pendant le triomphe d’Obama en novembre dernier, les californiens votaient -déjà- la "prop  1" qui visait à financer la création d’un train à grande vitesse entre le Nord et le Sud de la Californie (un axe Los Angeles – San Francisco pour schématiser).

Espérons que cette annonce sera suivie de faits et que le TGV sera bientôt exporter de l’autre côté de l’Atlantique.

Pour plus d'infos: http://www.whitehouse.gov/blog/09/04/16/A-Vision-for-High-Speed-Rail/

Rédigé par MATTHIEU SOULÉ
Analyste stratégique