Tout d'abord, il est nécessaire, quelle que soit la taille de l'entreprise, après s'être fixé des objectifs stratégiques, d'examiner très attentivement ce que Hugues Jorrant, consultant chez CSC, no...

Tout d'abord, il est nécessaire, quelle que soit la taille de l'entreprise, après s'être fixé des objectifs stratégiques, d'examiner très attentivement ce que Hugues Jorrant, consultant chez CSC, nomme "le patrimoine applicatif". Comme il l'explique "Les entreprises peuvent classer les applications en fonction de leur intérêt pour leur business propre et de leur valeur technique intrinsèque. Elles doivent regarder les fonctions susceptibles d'évoluer à cause de l'euro et non pas tenter de répertorier coûte que coûte toutes celles qui utilisent des données monétaires. Techniquement, tout est faisable, mais c'est aux chefs d'entreprise de savoir si l'investissement aura une réelle valeur ajoutée. Tout ne passera pas par l'informatique et une simple modification de l'organisation interne suffit parfois. Changer tout un système pour vingt-cinq factures en euros chaque mois parait un peu disproportionné". Chez Coda Software, on estime que "pour la partie comptable c'est assez simple" et on préconise de changer complètement un système si celui-ci a plus de trois ans. Toutefois, pour l'instant, il n'existe sur le marché aucun produit totalement compatible euro, faute de spécifications. Comme l'indique Hugues Jorrant "les grands constructeurs auront des versions à peu près compatibles en juillet et complètes cet automne". ° Les responsables des projets euro n'ont encore qu'une vue partielle de l'étendue des transformations à réaliser selon une enquête européenne. ° Tous les acteurs financiers de Paris devront être prêts d'ici à juillet pour participer aux tests de compatibilité euro des systèmes de transactions. En septembre, octobre et novembre des répétitions générales grandeur nature auront lieu à l'échelle nationale. ° Délégué général du Syntec informatique, Pierre Dellis indique "Nous allons au devant de graves problèmes de ressources". ° La société Ceratech-Key Tonic en France est prête à livrer des claviers compatibles monnaie unique. (Dossier de trois pages - La Tribune - 28/04/1998)