Utilisé par 800 millions de personnes dans le monde, Facebook est aussi devenu un moyen de communication essentiel dans les relations étudiants/professeurs. Changements d'horaires, sorties pédagogiques, dates de partiels transitent par le réseau social mais aussi croyances religieuses ou obédiences politiques. Cela affecte-t-il ce que pensent les élèves de leurs professeurs ?

Les professeurs jugés par leurs élèves à travers leurs profils Facebook

Votre professeur de faculté est-il républicain ? Démocrate ? Pro-avortement ou fervent religieux? Ce genre d'informations peut facilement apparaître lorsque l'on observe le profil Facebook de quelqu'un. Peuvent-elles changer la perception qu'un étudiant a de son professeur ? C'est l'objet de l'étude de Merry Sleigh, Aimee W. Smith et Jason Laboe pour la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. Les scientifiques ont créé six profils fictifs de professeurs et ont demandé à des étudiants de donner leur ressenti selon que le profil du professeur était plutôt libéral ou conservateur, orienté professionnellement ou socialement. 

Les résultats de cette étude ont montré que les profils Facebook affectent les perceptions des étudiants sur leurs professeurs mais pas leur volonté de suivre leurs cours. Les auteurs décrivent un changement de perception chez les étudiants selon que le profil de leur professeur est orienté socialement ou politiquement. Les étudiants ont utilisé le contenu des profils Facebook des professeurs pour faire des hypothèses sur la façon dont ces derniers sont perçus professionnellement, amicalement par leurs collègues ou le degré de difficulté de leurs cours. Par exemple, un professeur socialement actif sur le réseau social est plus facilement considéré par ses élèves comme moins qualifié mais plus populaire tandis que son profil est lui perçu comme divertissant mais parfois inapproprié.

Ces résultats indiquent donc que étudiants se forment bien une opinion grâce aux profils Facebook de leurs professeurs mais que les informations recueillies ne sont pas forcément primordiales dans le choix des filières et des cours qu'ils entreprennent. 

Rédigé par Marion Auvray