L’UMP s’attelle à la question du vote électronique par les Français établis hors de l’Hexagone. En début de semaine, le sénateur Robert Del Picchia a déposé une proposition de loi pour permettre...

L’UMP s’attelle à la question du vote électronique par les Français établis hors de l’Hexagone. En début de semaine, le sénateur Robert Del Picchia a déposé une proposition de loi pour permettre aux quelque deux millions de Français qui résident à l’étranger de participer à la prochaine élection présidentielle via Internet.

Au fondement de ce projet, il y a la baisse de participation des expatriés aux différents scrutins. En 2002, le taux d’abstention de cette population affichait 59,24 %. Comme l’avait déjà exprimé Jacques Chirac en 2001, cet effritement s’explique la plupart du temps par la distance qui sépare le consulat du lieu où résident les expatriés.

Comme le rappelle le sénateur Robert Del Picchia, la France a déjà expérimenté le vote à distance. En juin 2003, il s’agissait pour les expatriés français de s’exprimer sur l’élection des délégués du Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (CSFE). Sur l’ensemble des citoyens qui ont voté ce jour-là, 60 % l’ont fait électroniquement.

C’est certain : le vote électronique pourrait connaître un certain succès, même auprès des citoyens résidant en France. Cependant, plusieurs visions s’opposent autour de la question de la sécurité du vote électronique à distance. Robert Del Picchia avance que les données concernant le vote sont bien cryptées, et insiste sur la complexité des identifiants et des codes attribués aux électeurs.

Des arguments pas assez convaincants pour le clan des sceptiques, qui évoque la menace du détournement des votes, des piratages, de la violation de la confidentialité, etc.

(Atelier groupe BNP Paribas - 27/05/2004)