Vous pensiez, comme le monde entier, qu'au mois de décembre dernier le groupe IBM avait vendu sa division PC au chinois Lenovo. Vous aviez tort... Le rachat était encore soumis à l'approbation...

Vous pensiez, comme le monde entier, qu'au mois de décembre dernier le groupe IBM avait vendu sa division PC au chinois Lenovo. Vous aviez tort... Le rachat était encore soumis à l'approbation des autorités de régulation américaines, qui sont aujourd'hui loin d'avoir donné leur accord.
Outre-Atlantique, les agences de presse ont révélé que la Commission américaine des investissements étrangers craignait que le débarquement du groupe Lenovo dans les usines américaines de Big Blue n'expose le pays à un fort risque d'espionnage industriel. Ce n'est pas tout : la commission étudie également la question de l'utilisation des technologies développées par IBM à des fins militaires en Chine !
Lenovo est en fait une filiale détenue à 57 % par le groupe Legend , lui-même fondé par l'Académie des Sciences, organisme étatique en Chine. De là à penser que les technologies IBM pourraient servir militairement aux autorités chinoises, il n'y a qu'un pas que les Etats-Unis ont allègrement franchi.
Aujourd'hui, IBM et Lenovo doivent donc obtenir l'accord de la Commission américaine sur les investissements étrangers, alors qu'ils ont déjà en leur possession celui des autorités à la concurrence. La réponse, qui doit être connue ces prochains jours, tient les responsables des deux groupes et tout le secteur informatique en haleine. Ils repensent probablement au cas de l'opérateur de télécoms Global Crossing , dont le rachat par le conglomérat hong-kongais avait été refusé par les autorités américaines en 2003...
(Atelier groupe BNP Paribas - 25/01/2005)