« L’industrie française doit faire preuve d’une plus grande réactivité, grâce à une meilleure capacité à développer les technologies du futur ». L’objectif est fixé. Le premier ministre français...

« L'industrie française doit faire preuve d'une plus grande réactivité, grâce à  une meilleure capacité à développer les technologies du futur ». L'objectif est fixé. Le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a fait savoir qu'il prévoyait la création de nouveaux pôles de compétitivité reposant sur le travail en commun d'entreprises privées, de centres de recherche et d'établissements de formation regroupés autour d'une activité spécifique.
Une vingtaine de ces pôles de compétitivité devraient ainsi voir le jour sur le territoire national. Ils bénéficieront à la fois d'une exonération de l'impôt sur les sociétés et d'un allègement de charges sociales. Pour ce faire, le gouvernement compte débloquer 370 millions d'euros cette année et 750 millions d'euros sur les trois années à venir. Environ 40 % de cette somme proviendra d'établissements publics comme la Caisse des dépôts et consignations, ou encore l'Agence française de l'innovation, le reste étant puisé directement dans le budget de l'Etat.
Un appel à projets sera lancé à l'automne 2004, et au printemps 2005 une première liste de pôles de compétitivité sera établie.
Conscient du fait que l'accès à l'Internet très haut débit est une condition sine qua non de l'installation des entreprises et de pôles de compétitivité, le gouvernement a annoncé son soutien financier aux projets d'implantation du très haut débit : une enveloppe de 235 millions d'euros sera consacrée à l'équipement numérique du territoire, et une autre d'un million d'euros sera affectée au développement des usages et à l'appropriation par les PME des technologies numériques.
(Atelier groupe BNP Paribas – 16/09/2004)