Un petit capteur, pas plus grand qu’une pièce de monnaie, pourrait bien permettre aux patients d’anticiper certains problèmes comme les ruptures d’anévrisme. A l’intérieur de ce capteur, du rap, du rock ou même du blues. Curieux non ?

Le rap, le meilleur médicament ?

Qui a dit que la musique n’adoucissait pas les mœurs ? Pas les chercheurs de l’université de Purdue dans l’Indiana en tout cas ! Les scientifiques ont découvert que les basses présentes dans la musique pourraient bien détecter les anévrismes ou même lutter contre certaines pathologies comme l’incontinence.

Le principe ? Un capteur miniature implanté dans le corps. La musique écoutée par le patient (rap, blues, jazz ou rock), émet des ondes acoustiques, électriques qui passent à travers les tissus du corps. Le cœur du capteur est un filament vibrant et c’est ici que les ondes électriques finissent leur voyage.

Le capteur assure la surveillance de la pression dans la vessie et celle du vaisseau sanguin responsable de l’anévrisme. Grâce à cela, les chercheurs prévoient de pouvoir diagnostiquer l’incontinence due à la paralysie mais aussi de prévenir les anévrismes.

Lors de risques de rupture de l’anévrisme, un patient pourrait rentrer chez lui, appareillé et serait surveillé de la même manière qu’à l’hôpital.

« Il serait possible de le faire sans utiliser la musique, en écoutant un son à basse fréquence. Mais cela serait très déplaisant à l’oreille. La musique elle, amène une sensation de bien-être au patient. », explique le chercheur Babak Ziaie.

Parmi les quatre styles musicaux étudiés, le meilleur de tous serait le rap. Reste plus qu’à espérer que les patients aiment Snoop Dog ou Booba !

Rédigé par Marion Auvray