Le reporting gagnerait-il à devenir plus interactif ? Voilà l’une des questions qui étaient soulevées lors de la conférence GRI sur le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises - qui s'est tenue la semaine dernière à Amsterdam. L’idée est la suivante : à l’heure du 2.0, des plates-formes collaboratives, des réseaux sociaux, est-il possible d’insuffler un peu d’interactivité pour encourager les entreprises à jouer la transparence ? Comment les amener autrement à rendre des comptes sur les actions qu’elles entreprennent et les politiques qu’elles mettent en place ? Pour Jo Confino, journaliste au Guardian, il est essentiel d’associer le public et l'ensemble des parties prenantes au débat. L’ère où il suffisait de publier de manière verticale les informations que l’on souhaite devrait être révolue, selon lui. Et c’est en associant les citoyens, ainsi que les salariés, à cette réflexion globale sur la manière dont l’entreprise produit et sur les infrastructures qu’elle installe, qu’il sera possible d’avancer. Le site Justmeans.com va également en ce sens. L’idée étant de se servir de Twitter et de Facebook pour créer des dynamiques collectives, et entretenir un dialogue entre l’entreprise et ses clients. Ce faisant, les entreprises pourraient affirmer une position de sincérité et d’intégrité. Il ne suffit pas de produire des chiffres, des analyses - aussi fines soient-elles -, il faut créer du dialogue, a prôné le journaliste britannique. En donnant ainsi une nouvelle définition du reporting durable. Du reporting interactif, ou 2.0, en somme.

Rédigé par Basile Segalen