C'est un phénomène planétaire que le piratage d'œuvres musicales et filmiques. Téléchargement en ligne, copies illégales, etc. Divers moyens sont à la portée des consommateurs qui souhaitent se procurer des contenus audiovisuels gratuitement ou à prix d'or...

C’est un phénomène planétaire que le piratage d’œuvres musicales et filmiques. Téléchargement en ligne, copies illégales, etc. Divers moyens sont à la portée des consommateurs qui souhaitent se procurer des contenus audiovisuels gratuitement ou à prix d’or. La Russie n’échappe pas à ce phénomène. Il est estimé que dans le pays, neuf DVD sur dix et six CD sur dix sont des copies illégales.
Contre ce fléau, l’industrie du film a commencé à se mettre en branle. En affichant simplement des prix plus bas… (il fallait y penser !). Columbia TriStar, division de Sony, ne propose désormais plus de DVD à plus de 299 roubles (10 dollars US). Soit moins de la moitié du prix d’origine ! Même politique chez Warner Home Video, qui a en moyenne baissé ses tarifs de 15 dollars.
L’idée est d’habituer les consommateurs à se procurer du contenu légal, mais à un prix qu’une majeure partie de la population peut dépenser pour un film. Là où le bât blesse, c’est que, comme le reconnaissent les distributeurs eux-mêmes, les DVD qui se vendent sous le manteau jusque dans la rue présentent bien des avantages pour les consommateurs. Ils s’achètent pour quatre petits dollars en moyenne, sont de très bonne qualité… et sont disponibles avant les versions légales !
L’exemple est assez parlant : La Passion du Christ, le film controversé de Mel Gibson n’est pas encore dans les salles, en Russie… Pourtant, il se vend déjà pour une poignée d’euros dans certains magasins du centre ville de Moscou. Autant dire que la situation est assez critique pour l’industrie du film. D’autant qu’en Russie, avant de faire passer le piratage de films ou de musique pour un crime, l’eau devrait couler sous les ponts de la Moskova…