de l'Industrie, Jacques Dondoux établit les conditions nécessaires pour que la France arrive sur Internet. Egalement président des Inforoutes de l'Ardèche, ayant équipé les écoles du département de ...

de l'Industrie, Jacques Dondoux établit les conditions nécessaires pour que la France arrive sur Internet. Egalement président des Inforoutes de l'Ardèche, ayant équipé les écoles du département de terminaux, Jacques Dondoux estime qu'une phase de formation et d'explication est avant tout nécessaire. Il ne faut pas "négliger les écueils perçus par les citoyens et les entreprises", mais "développer une conscience citoyenne des enjeux". Que ce soit dans les grandes agglomérations ou dans les zones rurales pour que "personne ne soit laissé au bord de la route", le secrétaire d'Etat a rappelé la nécessité d'agir dès l'enseignement primaire pour familiariser les enfants à l'usage des nouvelles technologies. Selon lui, le paiement du trafic pourrait être financé, à l'image de la méthode américaine, en instaurant une taxe para-fiscale sur les lignes téléphoniques. Si pour développer les nouvelles technologies de l'information, l'équipement des écoles est un premier pilier, il faut aussi convaincre les PME que le Web "augmentera leur activité". En liaison avec Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, il étudie la possibilité d'offrir les services liés à Internet aux entreprises exportatrices. Cependant comme l'explique Jacques Dondoux, Internet doit évoluer pour "apporter au moins le même niveau de confiance que celui offert lors de la réalisation d'une transaction par Minitel" avant de persuader les entreprises de s'équiper et de travailler sur le réseau des réseaux. Une fois que la confiance en la fiabilité du système sera acquise, il restera le problème de son financement. L'achat d'un terminal, même si France Télécom offre dans certains cas des tarifs préférentiels, est encore onéreux. Selon Jacques Dondoux, pour "amorcer la pompe", il serait nécessaire que l'équipement "gratuit ou presque" par une société privée ou publique intervienne rapidement. (Le Figaro - 28/08/1997)