Dans un contexte de sensorialisation des machines et de leur croissance dans les industries, Veo Robotics leur donne le sixième sens de la sécurité au travail.

La sécurité au travail, sixième sens de la robotique

Les robots sont devenus au fil des mois, des technologies de plus en plus sensorielles grâce à leurs capteurs capables de mimer les sens humains. La vue a été historiquement le premier sens que l’homme lui a doté. A cela, sont venus s’ajouter tour à tour, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût.

A ces 5 sens primaires, l’entreprise Veo Robotics souhaite ajouter à la robotique un sixième sens dans un contexte de demande croissante par les industries d’une collaboration homme-machine. Pas de lecture dans les pensées au programme. Il s’agit du sens de la sécurité au travail. En d’autres termes, Veo Robotics veut doter le robot d’une conscience spatiale aiguë de l’environnement de travail. Soit une vision à 360° aidée de caméras, qui intègre tout objet, obstacle, et toute personne. Le robot est ainsi capable d’analyser et de différencier les zones de travail sûres des zones à risque. Et dans le cas d’une anomalie détectée, la machine est programmée pour ralentir ou s’arrêter selon les cas. Pour Patrick Sobalvarro, ingénieur au MIT : « Une interactivité construite dès le départ entre l’homme et la machine vaut mieux que toutes les barrières du monde. »

De plus en plus, pointus, mouvants, agiles, flexibles, les robots peuvent constituer une source de menace pour les salariés sur leur lieu de travail et multiplier les accidents aux conséquences humaines et économiques lourdes. De quoi en somme le sécuriser et rendre presque effective la loi d’Asimov : « un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger. »

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste