Shopping, shoppe, shoppons, chopez !

Les soldes, c’est fini mais comme le vice du shopping, on s’y adonne toute l’année, voici un petit tour d’horizon d’applis iPhone, qui feront la joie de n’importe quel serial-shoppeur.

Diana nous avait parlé en décembre d’une appli shopping en réalité augmentée, Thundre.

Si vous vous trouvez aux US, THE appli pour ne pas se perdre dans ces labyrinthes que sont les centres commerciaux américains : Mall Maps.

Produit par MEDL Mobile, l’application met à la disposition de ses utilisateurs une liste exhaustive des centres commerciaux américains à proximité.

Mieux, elle affiche aussi les plans par étage.

Comment ça marche ? Mall Maps utilise la fonction GPS de l'iPhone pour indiquer au mieux ces paradis de l’achat, avec un plan détaillé des magasins s’y trouvant.

Ou alors il suffit à l’utilisateur d’entrer son code postal pour obtenir le même résultat.

Inutile de dire que l’application cartonne aux US. Dès sa première semaine de lancement, elle occupait déjà la première place de la catégorie shopping sur Applestore.

Autre solution shopping, mais frenchy cette fois-ci : Pic2shop qui est une application qui lit les code-barres, en utilisant l’appareil photo intégré.
On scanne le code ; Pic2Shop vérifie le prix, puis affiche un comparatif.
Son plus : elle lit les code-barres français, britanniques, allemands, américains, canadiens et japonais.
Jusqu’à présent, elle se limite à lire les codes de produits culturels, tels que les livres, CDs, DVDs, jeux vidéo.
Et… et… et… elle est gratuite.

Dernière page de ce petit panorama de l’application iPhone consumériste : Shopper.
Ca sert à quoi ? A créer des listes de courses, mais avec précision s’il vous plaît.
On peut faire des listes en distinguant les catégories d’articles. Mieux, certaines catégories ou articles sont déjà pré-enregistrés.
A chaque article, il est possible d’ajouter une quantité, un prix et même une illustration. On peut calculer aussi la TVA. Si, si, foi de fille de commerçant, c’est bien utile.

Autre fonction très pratique, il est possible d’envoyer vos listes par mail pour les partager avec votre co-listier, petit ami(e), épou(x)se, parents, amis.
Une variation du classique post-it laissé sur le frigo, pour ne pas citer le (sublime) titre en duo de Benjamin Biolay et Jeanne Cherhal, Brandt Rhapsody.

Bref.
En dépit de toutes ces folles applications qui facilitent le shopping, je reste plutôt sceptique.

Si on arrive grâce à tout ça, à prévoir jusqu’à ce loisir vain mais jouissif qu’est le shopping, je me demande mais où est le plaisir dans tout ça ?

Et comme toute assistance, quand ça capote, on est doublement frustrée.

Exemple tiré de ma propre petite existence. Ce week-end, avant une virée shopping avec ma mère, je fais du repérage en ligne sur les sites des grandes enseignes et tombe sur la petite robe bien sympathique, qui me fait outrageusement de l’œil, la galopine.
Photo, matières, prix, tout y est. Armée de ses infos, je me rends au magasin… et là, le drame : plus disponible.
Que s’est-il passé entre mon doux rêve bleu virtuel et cette vilaine constatation ?

En tout cas, ça a ruiné mon shopping, ayant une attente précise. Alors que si j’y étais allée, sans avoir regardé sur cette toile (d’araignée) fourbe qu’est le net,  j’aurais pu shopper  tranquillement, sans ruminer parce que tel produit m’a échappé.

Rédigé par Lila Meghraoua
Journaliste/Productrice radio