Une étude effectuée sur un réseau social montre que les messages colériques provoquent plus de réactions que ceux exprimant d’autres sentiments

Quelqu’un veut « faire le buzz » ? Alors il ferait mieux de poster un message plein d’exaspération plutôt que de mettre un contenu relatant une humeur positive. C’est le constat d’une étude menée sur le site de microblogging chinois SinaWeibo. Rui Fan et ses camarades de l’université de Beihang, en Chine ont pour cela observé des messages publiés sur la plate-forme pendant une durée de six mois.

Pour être certains de la précision de leur étude, les chercheurs n’ont retenu que les utilisateurs qui étaient le plus connectés entre eux, c’est-à-dire ceux qui ont effectué au moins 30 interactions pendant la durée de l’analyse. Ainsi, ceux-ci ont observé près de 70 millions de message provenant de 200 000 personnes. Quatre catégories de sentiments ont été retenues : la colère, la joie, la tristesse et le dégoût. Et cet ordre est conservé quand on regarde les messages qui ont eu le plus de succès. En effet, le destinataire d’un message colérique aura beaucoup plus de chances que ses contacts rebondissent dessus que s’il s’agissait d’un message relayant un autre sentiment.

En Chine, deux types de ces messages ont été publiés : ceux relatifs aux conflits entre la Chine et d’autres pays, comme ça a été le cas après la collision entre des navires chinois et japonais en septembre 2010, et ceux relatifs aux problèmes sociaux du pays, comme la corruption ou la destruction de maisons pour des réaménagements des lieux. Il pourrait donc être intéressant de savoir si SinaWeibo voit la colère se propager plus facilement à cause des contenus qui s’y trouvent, ou si cette efficacité de la colère serait la même sur tout autre réseaux sociaux.  

Rédigé par Timothée Sicot
Chargé de veille