Michel Ktitareff, correspondant du journal Les Echos dans la Silicon Valley, sillonne la côte Ouest depuis une dizaine d'années à l'affût des dernières nouveautés technologiques, des...

Michel Ktitareff, correspondant du journal Les Echos dans la Silicon Valley, sillonne la côte Ouest depuis plus de dix ans à l'affût des dernières nouveautés technologiques, des stratégies des grands constructeurs, des innovations décisives des start-up, comme des usages qui apparaissent…. Nous sommes très fiers de l'accueillir sur le site de l'Atelier. Il nous livrera régulièrement des articles sur la Côte Ouest, toujours porteuse d'avenir. En plus de son activité pour Les Echos, Michel Ktitareff publie une newletter spécialisée sur les TIC dans la Silicon Valley. Pour en savoir plus cliquez iciMicrosoft pourrait perdre de nombreux clients à cause de la Software AssuranceLa plupart des clients de Microsoft vont devoir décider prochainement s'ils renouvellent leur plan de maintenance Software Assurance en 2004, leurs contrats en cours arrivant à échéance. Ce sera donc l'heure de vérité pour ce programme de licence, qui a été très critiqué par les utilisateurs à son lancement.Software Assurance permet aux clients d'obtenir gratuitement la dernière version d'un logiciel pendant les trois ans que dure le contrat. Mais les prochains grands produits de Microsoft n'arrivant pas avant 2006, certains clients pourraient maintenant choisir d'autres options, estiment de nombreux analystes. Le programme Software Assurance est intéressant pour Microsoft car il permet de garantir ses revenus réguliers, et surtout de les planifier. Mais l'année dernière, la compagnie a dû en modifier quelques clauses pour répondre aux clients qui trouvaient cette formule trop coûteuse par rapport aux avantages qu'elle leur apportait. "Si Microsoft continue à allonger les cycles de sortie des nouvelles versions, le risque est que certains clients ne reçoivent aucune mise à jour pendant la période de leur contrat, alors qu'ils ont payé la Software Assurance", souligne Alvin Park, analyste au Gartner. Aujourd'hui, cette société d'étude de marchés et d'analyse prévoit que l'éditeur pourrait proposer des versions intermédiaires de Windows et Office afin de rendre l'offre Software Assurance plus attractive. De son côté, Julie Giera, de Forrester Research, note que Microsoft est l'un des éditeurs qui facture le plus cher sa maintenance logicielle. "Les clients doivent donc calculer avec soin si la Software Asssurance est vraiment intéressante pour eux financièrement", conseille-t-elle. D'autres firmes d'analyse, comme Directions on Microsoft qui se concentre exclusivement sur l'activité de l'éditeur de Redmond, estiment que certains clients ne renouvelleront pas leur contrat, car cela leur permettra de choisir des produits non-Microsoft, en particulier Linux. Le DOJ contre l'OPA d'Oracle ?La semaine dernière, les avocats du ministère américain de la justice (DoJ) chargés de se prononcer sur l'OPA d'Oracle à l'encontre de PeopleSoft ont annoncé qu'ils allaient recommander au gouvernement américain de ne pas autoriser cette fusion. Même si le DoJ suit cette option, les juristes américains font remarquer qu'Oracle a encore la possibilité de contester cette décision devant la Justice américaine. Ce qui s'est déjà produit dans le passé, avec un certain succès pour les plaignants, notamment dans le cas où SunGard a finalement racheté Comdisco contre l'avis du DoJ. Décision officielle du ministère américain de la Justice le 2 mars prochain.Aux Etats-Unis : l'argent des Business Angels reste vital pour les start-up high techLe rôle des Business Angels reste déterminant dans le financement des start-up de haute technologie aux Etats-Unis, comme le confirme une étude du Center for Venture Research (CVR) de l'Université du New-Hampshire, qui montre que 200 000 "Angels" ont investi aux Etats-Unis en 2002. Pour un montant global de 15,7 milliards de dollars. "Depuis le début de la crise, il est plus difficile pour les start-up d'attirer les fonds du capital-risque. Heureusement, les Business Angels leur accordent plus d'attention, notamment pendant la phase d'amorçage", explique un des auteurs du rapport du CVR.Avec la reprise économique, le Center for Venture Research prévoit que le nombre de Business Angels devrait à nouveau augmenter cette année. Dès la fin de l'année dernière, cette évolution était déjà perceptible. En novembre 2003 par exemple, a été fondée l'Angel Capital Alliance, une nouvelle organisation nationale réunissant des Business Angels décidés à mieux faire connaître leurs investissements et à améliorer les pratiques de la profession. A la même époque, la Robert Smith School of Business de l'Université du Maryland créait le Capital Access Network, un réseau permettant de mettre en rapport les entrepreneurs et les Businesss Angels. Le financement de Vonage annonce l'ère de la téléphonie sur InternetAlors que les Etats-Unis doivent prochainement décider de quelle façon ils régulent - ou non - la téléphonie sur Internet, l'une des principales start-up américaines qui propose déjà un service de téléphonie résidentielle via le web, Vonage, croule sous les financements. Témoignant ainsi de l'enthousiasme des investisseurs pour ce marché embryonnaire, promis à un essor considérable et qui devrait bouleverser dans les années qui viennent le marché mondial de la téléphonie.Après avoir reçu 35 millions de dollars il y a seulement trois mois, la firme du New-Jersey vient de boucler un nouveau tour de financement de ...40 millions de dollars.Ce nouvel apport financier va permettre à Vonage d'élargir sa présence aux 50 Etats américains (40 actuellement) et d'entamer son développement international plus tôt que prévu. C'est ainsi que son offre devrait bientôt être disponible au Canada, mais également en Grande-Bretagne et en Suisse.Celle-ci, en fonction des options, permet aux internautes de payer une somme forfaitaire de 15 à 35 dollars par mois, en échange de quoi ils peuvent téléphoner pendant une durée indéterminée, de leur ordinateur. En outre, Vonage propose gratuitement la plupart des services que les opérateurs classiques font payer à leurs abonnés : transfert d'appel, messagerie vocale, etc.Vonage revendique 100 000 clients, une base installée qui a doublée en cinq mois seulement et représenterait la moitié du marché américain actuel. Et ce n'est qu'un début bien sûr. AT&T, mais également Time-Warner et Qwest, ont annoncé qu'ils allaient se lancer sur ce marché dès confirmation que cette activité serait peu régulée par les autorités américaines. La concurrence de ces grands acteurs se fera-t-elle au détriment des pionniers ou au contraire ceux-ci parviendront-ils à s'associer aux nouveaux entrants pour se développer avec eux ? A cette question s'en ajoute une autre, plus décisive : comment le marché de téléphonie résidentielle va-t-il s'adapter aux nouveaux tarifs Internet ?