Un bracelet au poignet d’un sportif, truffé de capteurs sensoriels, qui lancerait un s.o.s en cas de crise cardiaque. C’est le pari d’un jeune entrepreneur espagnol.

Pour les sportifs, tout se joue au creux du poignet !

Le pitch ? Un bracelet électronique qui pourrait prévenir les malaises cardiaques chez les sportifs. Ce petit engin technologique, contrôlera le rythme cardiaque, par un système de moniteur. Dès qu’une anomalie sera repérée chez le patient, le bracelet enverra des signaux aux équipes médicales et hôpitaux les plus proches, équipés du système.

L’idée nous vient de la péninsule ibérique, grâce à un jeune entrepreneur, Hugo Alberto Ferrer, de l’université de Castillón, près de Valence.

Rappelez-vous, Omar Sahnoun, footballeur sélectionné en équipe de France, décédé en 1980 d’une crise cardiaque sur la pelouse. Ou encore Marc Vivien Foé, footballeur de l’équipe de Lyon, qui s’était effondré brutalement, en 2003, en plein match. Personne n’avait pu prévenir ces incidents.

« Les athlètes sont des personnes supposées saines », explique le cardiologue Norberto Debbag. Ce qui rend les attaques cardiaques encore plus soudaines et imprévues. Un sportif sur deux cent mille meurt chaque année d’un cas de mort subite.

Quatre minutes pour sauver une vie

Les quatre premières minutes après l’arrêt cardiaque sont primordiales pour sauver le patient. Lorsque ces minutes sont écoulées, il est de plus en plus difficile de le réanimer.

Une heure avant un malaise, il est possible d’observer des anomalies cardiaques. C’est sur ce processus que s’appuie le programme IC-Life. Renforcer la surveillance et prévenir avant l’accident.

Coût du bracelet : 20 000 €. Plus cher qu’un bijou en diamant ! Réplique d’Hugo Alberto Ferrer : « C’est un coût plus raisonnable que les 180 000 € que coûteraient des check-up hebdomadaires à toute une équipe de football. »

Autre objectif du bracelet, il serait capable de détecter les produits stimulants, puisque ces derniers génèrent des anomalies cardiaques eux-aussi. Une manière de faire des économies lors des contrôles anti-dopages…

Rédigé par Marion Auvray