Votre boîte aux lettres regorge de courriels non lus, de pièces jointes laissées pour compte, rassurez-vous : c’est parfaitement normal. Comme des dizaines de millions d’internautes, vous avez du...

Votre boîte aux lettres regorge de courriels non lus, de pièces jointes laissées pour compte, rassurez-vous : c’est parfaitement normal. Comme des dizaines de millions d’internautes, vous avez du mal à lutter contre l’infobésité, cette débauche d’informations parfois rabâchées, qui ne cessent de croître et d’être mises en ligne. Un véritable déluge de données numériques a été généré en 2003 : deux exaoctets selon la société Imation, spécialisée dans le stockage de données. C’est l’équivalent de 3 milliards de CD-Rom ou 1400 milliards de disquettes de 1,44 Mo. Disposées les unes au-dessus des autres, celles-ci atteindraient 4 millions de kilomètres !… Une distance onze fois supérieure à celle qui sépare la Lune de la Terre, un véritable casse-tête pour ceux qui ont le rôle de gérer l’information au sein des entreprises. D’autant que, sans mauvais jeu de mots, le spam s’en mêle : 70 % des messages électroniques qui circulent dans le monde sont des pourriels*, le chiffre atteint même 83 % sur le trafic américain d’après la société spécialisée MessageLabs. Cette graisse bien inutile générée par le spam n’est toutefois pas le seul ennemi à combattre. Beaucoup de sites web répètent une information déjà connue. Il suffit de taper un mot-clef sur le moteur de recherche « Google Actualités » pour s’en faire une idée. Par ailleurs, si 70 % de l’information que l’on recherche est facilement accessible via Internet, il reste environ 25 % d’information « grise » qui nécessite l’intervention de veilleurs et/ou d’outils qualifiés pour être obtenue.Pourquoi ? Parce que la plupart des moteurs de recherches mettent à jour leurs résultats toutes les six semaines, parce que le Web compte plus de 50 millions de sites, plus de 5 millions de weblogs**, et que la recherche d’information ciblée exige au préalable un travail de sélection et de classification des sujets et mots-clefs afin d’être efficace et productive. Sans quoi on s’épuise en clics infinis sur la toile. Jusqu’à l’indigestion et la perte de temps rédhibitoire. A la manière d’une nage interminable.Comment lutter contre cette surcharge de données, cette « overload information » comme disent les consultants Outre-Atlantique ? En réduisant l’écart sans cesse grandissant entre cette quantité d’information et les outils que les entreprises possèdent (ou non) pour transformer ces données en connaissances utiles. Avec quelles démarches, quels outils ? La bonne réponse demande du temps. De la sélection. L’Atelier a ainsi choisi d’associer sa réflexion au prochain salon de l’information numérique (i-expo) qui ouvrira ses portes au Palais des Congrès, mardi prochain.La fantastique mine d’informations disponibles via Internet ne doit toutefois pas faire oublier que ces contenus doivent aussi être accessibles au plus grand nombre. Aux personnes handicapées, comme aux 4,5 millions de seniornautes qui naviguent joyeusement sur le Web aujourd’hui. Un sujet de plus en plus central dont nous reparlerons très prochainement. A bon veilleur, salut !Jean de ChambureRédacteur en chef*Courriers électroniques non sollicités **Sites personnels, qui agrègent parfois de l’information, et qui sont ouverts ou non à différents contributeursUn weblog remarquable sur la veille : http://joueb.com/outilsfroids/ Il est réalisé par Christophe Deschamps