Les autorités chinoises installent actuellement des caméras vidéo et des logiciels sophistiqués dans les cafés Internet de Shanghai pour s’assurer que les consommateurs ne consultent pas des...

Les autorités chinoises installent actuellement des caméras vidéo et des logiciels sophistiqués dans les cafés Internet de Shanghai pour s’assurer que les consommateurs ne consultent pas des sites interdits par le pouvoir.

Si le logiciel détecte qu’un internaute est en train de consulter un site interdit, alors il envoie immédiatement une alerte à un centre de supervision. A l’arrivée de l’internaute, le logiciel lui demande d’entrer les chiffres de sa carte nationale d’identité - ou de son passeport, dans le cas d’un utilisateur étranger - pour pouvoir se connecter. Le développement du logiciel coûte 850.000 dollars, et il peut superviser jusqu’à 110.000 ordinateurs dans les quelque 1300 cafés Internet dispersés dans toute la ville.

Les sites incriminés, que les citoyens ne doivent pas voir, sont par exemple les sites pornographiques, les sites de superstition et bien sûr les sites du groupe Falun Gong, interdit par les autorités. En Chine, il est connu que les officiels ont déjà installé des filtres pour empêcher l’accès à de tels sites, ainsi qu’à ceux contiennent des critiques du pouvoir en place.

Déjà, des douzaines de personnes sont emprisonnées aujourd’hui en Chine, pour des actions jugées subversives par le gouvernement : publication d’un article sur le gouvernement, participation à des forums pour critiquer le pouvoir, etc. Avec 70 millions d’internautes, la Chine a pourtant les moyens de développer les usages et l’économie autour d’Internet.

Pour autant, le pouvoir semble bien plus attaché à la surveillance qu’au développement du médium.

(Atelier groupe BNP Paribas - 23/04/2004)