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humaine. Malgré ses efforts, la robotique sensorielle est encore loin d'atteindre les 120 millions de capteurs de notre rétine, les 50 millions du nez, les 200 000 de la peau ou les 80 000 de notre oreille. Toutefois, la puissance sans cesse croissante des puces électroniques permet d'envisager avec plus de réalisme le passage de "l'animal de laboratoire" à l'application industrielle. Olivier Faugeras, directeur de recherche à l'Inria se souvient "Au début de nos recherches en robotique mobile, il y a dix ou quinze ans, il fallait plus d'une heure pour reconstituer sur l'écran des ordinateurs les plus puissants ce que "voyait" le robot" alors qu'à la fin de l'année, les PC standards pourront gérer de lourdes images vidéo en continu. Si l'oeil électronique a déjà envahi caméras et appareils de radiologie, le marché des nez et des oreilles devrait exploser dans l'industrie d'ici trois ans. Techniquement plus compliquées, les reproductions robotisées du toucher et du goût ne devraient pas tarder à les rejoindre. D'ici à l'an 2000, le marché de la reconnaissance vocale est estimé à 21 milliards de F. ° Depuis longtemps, l'électronique tente de reproduire ou de dépasser les fonctions de l'oeil humain, à des coûts compétitifs ° Les doigts électroniques multiplient les applications allant du gant informatique pour non voyants à la puce antivol à reconnaissance d'empreintes. ° L'agroalimentaire est gagné par le goût électronique. ° L'oreille électronique est en passe de remplacer le clavier de l'ordinateur. ° Les capteurs olfactifs, moins sensibles que les nez humains, séduisent cependant de plus en plus d'industriels. Coca-Cola et l'Oréal notamment s'intéressent à la reconnaissance des odeurs. (Trois pages - La Tribune - 18/02/1998)