Djokovic mate la concurrence dans l'oeuf

Ca y est! Enfin! Je le savais! Il y avait un truc.

Djokovic, son année invraisemblable, son physique transformé, ses victoires à la pelle (52 succès pour...2 défaites!)... tout cela cachait bien un terrible secret. Mon côté "fan de Federer aigri par les performances du Serbe" peut enfin s'exprimer pleinement.

Le secret qui a donc été mis à jour consiste en fait en une sorte de dispositif ovoïde, (un caisson pressurisé en fait), nommé CVC Pod. Selon son inventeur, le professeur Allen Ruszkowski, "utiliser la machine trois fois par semaine peut booster les performances sportives en améliorant la circulation du sang, en augmentant le nombre de globules rouges, en diminuant l'acide lactique et même en stimulant la biogenèse des mitochondries et la production des cellules souches". Rien que ça?

Et si on remplaçait "machine" par "produit", juste pour voir?
Après tout, l'un et l'autre constituent des moyens artificiels de booster la performance en un laps de temps très court. Oh! Comme c'est étrange, voilà que nous pénétrons sur le terrain sensible du dopage!

La réponse classique d'un fan de Djokovic (un être fourbe, donc) serait de souligner l'accessibilité de la machine à tous les tennismen désirant y recourir. D'une part, c'est faux: la machine coûte plus de 75 000 euros, et n'est donc clairement pas accessible à un tennisman moyen, situé vers la 100ème place mondiale, et qui galère déjà à payer ses déplacements d'un tournoi à l'autre. D'autre part, même dans le cas où la machine serait effectivement accessible au grand public, on peut en dire de même des produits dopants. Ce n'est pas pour autant que l'usage en est autorisé... Les footballeuses de Corée du Nord en ont fait l'amère expérience. Exclues après avoir usé de stéroïdes,  elles affirment les avoir consommés après, je cite "avoir été frappées par la foudre".  Peut-être la pire justification de toute l'histoire du dopage (Peut-on encore jouer au football dans une mine?).

En bref, Djokovic ne triche pas, ok. Mais il admet améliorer ses performances grâce à une aide extérieure. La frontière est fine.

J'aime la technologie. Mais lorsqu'elle est pervertie vers des fins sportives peu scrupuleuses (la défaite de Federer est une fin peu scrupuleuse), qui font passer le physique avant le talent, je ne peux m'empêcher de trouver cela regrettable.

Federer vaincra.

Rédigé par Johnatan Farouz