La CNUCED souligne la nécessité de réduire le fossé technologique pour favoriser l'essor des pays les plus pauvres. Elle préconise de mettre l'accent sur la formation, la recherche universitaire et le développement technologique...

La CNUCED souligne la nécessité de réduire le fossé technologique pour favoriser l'essor des pays les plus pauvres. Elle préconise de mettre l'accent sur la formation, la recherche universitaire et le développement technologique.
 
Le retard technologique accumulé par les pays pauvres constitue un sérieux frein à leur développement économique et commercial, selon un rapport publié par la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce Et le Développement) et intitulé Savoir, apprentissage technologique et innovation. "La science, la technologie et l'innovation ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour les pays les plus pauvres", souligne le rapport.
 
Le rapport annonce également que les 50 pays les moins avancés du monde (PMA), dont 31 se situent en Afrique, n'atteindront pas le niveau de croissance nécessaire pour réduire significativement la pauvreté si les entreprises et les agriculteurs ne peuvent pas acquérir les technologies et les connaissances qui leur offriront la possibilité de rattraper leur retard sur le reste du monde.
 
Favoriser la formation, la recherche et le développement technologique
 
Pour combler ce fossé technologique entre le Nord et le Sud, le rapport de la CNUDED note qu'il est aujourd'hui nécessaire d'axer les programmes de formation sur la recherche universitaire ainsi que sur le développement scientifique et technologique.
 
Et de préciser que l'introduction par le biais du commerce de produits ou de procédés nouveaux apparaît comme étant une source d'innovation très importante. A cet effet, la CNUCED souhaite qu'un effort soit fait concernant la formation des agriculteurs et le développement de recherches appliquées sur les méthodes de culture pour parvenir à amorcer une nouvelle "révolution verte".
 
Créer un fonds d'innovation et empêcher la fuite des cerveaux
 
La CNUCED souligne aussi qu'une ouverture au commerce international et aux investissements constitue un moyen efficace pour les pays les plus pauvres d'avoir accès à de nouvelles technologies. Mais l'agence des Nations Unies constate également que la protection rigoureuse des brevets et de la propriété intellectuelle freine considérablement les progrès technologiques de ces pays pauvres.
 
Il serait alors profitable de créer un fonds d'innovation qui permettrait aux pays les moins développés de financer les projets d'innovation des agriculteurs et des entreprises et ainsi leur permettre de "rattraper le retard technologique dont ils sont victimes".
 
Les Etats les plus favorisés doivent également aider au ralentissement de la fuite des cerveaux. En effet, presque 20% des personnels de haut niveau des PMA "travaillent dans les pays développés de l'OCDE" et contribuent donc à l'appauvrissement des innovations technologiques au sein de leurs pays d'origine.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 20/07/2007)