Aujourd'hui, à L'Atelier, nous avons trimé dur, étudiant sans relâche les aspects techniques des thèmes que nous souhaitions traiter. Alors, pour offrir un petit break salvateur dans ce labyrinthe technologique, je vous parlerai ce soir d’un sujet plus léger : la théière.

Le thé, dernier recours de l'aventurier égaré?

Pour clarifier la chose, faisons une mise en situation:                                                      Nous sommes le 22 décembre 2012. La fin du monde a eu lieu (Rolland Emmerich nous avait prévenu). Vous êtes perdu dans de sombres et ténébreuses contrées avec pour seuls amis un portable déchargé et une théière Tellurex. Commencez par allumer un feu, et déposez-y la théière en question. Ensuite, branchez le portable rebelle sur l’interface USB prévue à cet effet. C’est fait ? Parfait, il ne vous reste plus qu'à patienter. 

Posez-vous tranquillement, un bon livre entre les mains (Vous n’aviez pas pensé à prendre un livre avec vous en prévision d’une fin du monde proche et inéluctable ? Comptez les feuilles d'un arbre qui passerait par là). Une petite demi-heure d'attente, et vous pourrez de nouveau jouer à Snake, évacuant ainsi votre frustration de ne pouvoir vous vanter à personne d'être le seul rescapé de la destruction de l'humanité. Autre utilité non négligeable de l'objet: dans le cas où vos réserves d’eau potable seraient à sec, vous pouvez même utiliser l’objet dans sa fonction première (obtenir une ébullition) et ainsi stocker de précieuses réserves aqueuses stérilisées.

 

Maintenant, laissons 2012 de côté un court instant.                                                              Pour la société initiatrice de ce projet, l’intérêt est avant tout d’offrir une solution aux habitants des zones reculées des pays en voie de développement, où l’électricité n’est pas des plus accessible. D’après Tellurex  ceux-ci se font régulièrement dérober leurs portables en tentant d’aller les recharger dans une zone couverte par le réseau électrique.

Alors, oui, le but affiché est louable, mais je voudrais souligner deux choses :

  • Tout d’abord, cette histoire de vol de portable compulsif m’interpelle. Les zones reculées d’Afrique (puisque c’est L’Afrique que Tellurex cite) sont certes légèrement plus agitées que le désert de Gobi un dimanche après-midi. Pour autant, les voir comme des zones de non droit, où de terribles cannibales voleurs de portables se tiendraient en embuscade derrière chaque buisson, m’apparaît quelque peu exagéré.
  • Et surtout : Il me semble beaucoup plus amusant de s’imaginer en Indiana Jones des bacs à sable, tentant désespérément d’enflammer trois pauvres brindilles mouillées pour pouvoir charger ce maudit portable, que de s’inquiéter des problèmes de téléphonie mobile des pays en voie de développement (d’autant que d’autres enjeux relatifs à ces régions sont à mon sens bien plus sujets à indignation)

 

Profitez bien du ou des jours de repos qui s’offrent à vous (ou pas). Et pour ceux qui auraient la chance de partir, n’oubliez pas votre théière !

Rédigé par Johnatan Farouz