Les raisons pour lesquelles les gens seraient réticents à changer leurs habitudes ou d’avis sont biologiques et seraient à chercher du côté du lobe frontal !

Transformer un canasson en cheval de course ?

Une étude publiée par l’université de Newcastle, et menée par Frini Karayanidis, s’est ainsi attachée à “caractériser les changements dans la flexibilité cognitive au cours de la durée de la vie adulte et d'identifier les facteurs qui contribuent aux différences, aux différents moments de la vie”. Selon la recherche, plus une personne vieillit, moins une partie du cerveau, qui représenterait la capacité de changer avec enthousiame, serait réactive.

Voilà pour la raison biologique, et qui est intéressante à noter. Mais est-ce que nous voudrions véritablement changer nos habitudes plus facilement si l’on pouvait ?

Pourrions-nous par exemple facilement changer de mode de transport pour aller au travail, pour mieux respecter l’environnement ? En fonction des choix proposés et des contraintes horaires, c’est possible. Mais certains ne le feront pas non pas seulement parce que leur cerveau les rend inaptes au changement mais parce qu’ils sont habitués à un certain confort et une routine appréciables. Changer d’habitudes alimentaires ? Le foie gras est tellement bon à manger surtout pendant les fêtes, mais si l’on interdisait demain la vente de ce produit à cause du gavage des canards, serait-on prêts à s’en passer ? Il me semble que oui, pour ceux qui passent outre des critères et des décisions imposées et qui essaient de comprendre et réfléchir.
Et non, pour ceux qui ont moins envie de changer leurs habitudes pour des raisons de confort.

Bref, c’est intéressant de s’en remettre à des explications biologiques, mais il n’en demeure pas moins qu’il me semble que nous disposons d’une certaine marge de liberté dans notre capacité à prendre des décisions.

Rédigé par Marcus Burke