Le silicium, un élément semi-conducteur utilisé dans les téléphones mobiles ou dans les ordinateurs, pourrait bien être remplacé par un matériau un peu spécial, fait de lait, de sang….et de mucus !

Un transistor fait de chair et de sang

 

Nos voitures, nos ascenseurs, nos smartphones fonctionnent grâce à des dispositifs électroniques appelés transistors composés pour la plupart d’un matériau appelé silicium.

Le silicium, ce matériau utilisé dans nos appareils de la vie quotidienne, peut être nocif pour l’environnement. Selon des chercheurs israéliens et américains, il serait possible d’utiliser d’autres ressources que ce matériau devenu « obsolète ».

Des chercheurs de l’université de Tel Aviv ont décidé de se servir des matières que l’Homme produit lui-même. Celles-ci seraient utilisées comme base pour une nouvelle génération de dispositifs électroniques flexibles et biodégradables.

La combinaison du sang, du lait et du mucus, un drôle de cocktail ! Les protéines présentes dans le sang sont capables d’absorber l’oxygène, la protéine de lait est hautement résistante aux milieux agressifs et les protéines du mucus ont des propriétés fluorescentes lorsqu’elles sont appliquées sous la lumière blanche.

Ces trois propriétés mises en commun pourraient donc devenir un vrai matériau exploitable. Les trois alliés pourraient devenir la base d’une nouvelle génération de nanotechnologie à la fois souple et biodégradable. Souple car de petite taille mais surtout écolo car biodégradable. Une énergie réalisée par l’Homme lui-même pourrait-elle le rendre plus respectueux de son environnement ? Si le projet est quelque peu…ragoûtant, il n’empêche que les chercheurs ont d’ores et déjà reçu le prix d’honneur de leur université pour leur trouvaille !

Rédigé par Marion Auvray