Pour le secteur des transports et de la logistique, l’euro est considéré comme un important chantier commercial et concurrentiel ayant comme objectif principal: la fidélisation de la clientèle. Au...

Pour le secteur des transports et de la logistique, l’euro est considéré comme un important chantier commercial et concurrentiel ayant comme objectif principal: la fidélisation de la clientèle. Aussi, dès le 1er janvier 1999, les clients de Géodis, quatrième opérateur logistique d’Europe, pourront régler leurs factures en euros ou en monnaie nationale. D’importants efforts de formation de son personnel ont été consentis. L’UIC (Union internationale des chemins de fer) à laquelle adhère la SNCF a, dès le 1er janvier prochain, adopté l’euro comme monnaie tarifaire et de compensation pour la plupart des opérations internationales. Comme l’estime Eugène Caffart de la SNCF “c’est plus qu’une question d’image. Pour sa clientèle d’entreprise, la SNCF se soit d’être présente dès janvier 1999”. L’arrivée de l’euro est aussi l’occasion d’investir dans des systèmes informatiques plus performants permettant d’emmagasiner par exemple une multitude d’informations comme le “datawarehouse”. L’arrivée prochaine de l’euro incite aussi certains opérateurs en transport à réfléchir au développement des moyens de paiement de commerce électronique. Grâce à l’euro, la société Cofiroute, pour sa part, a développé le concept “d’autoroutes intelligentes” jugé jusque là trop onéreux. En effet, l’élargissement du marché à l’ensemble des automobilistes empruntant les autoroutes françaises, quelle que soit leur nationalité, facilite la mise au point d’une offre électronique globale (informations routières, météorologiques, radioguidage, paiement automatique sans arrêt au péage, etc...). En payant avec une seule et même monnaie, les automobilistes pourront s’abonner à ce service. Logiquement, l’euro devrait intensifier les échanges de marchandises au sein d’Euroland au profit des transporteurs routiers. Toutefois, l’accroissement de la concurrence risque d’entraîner une baisse des prix. Tout en acceptant l’euro dès le 1er janvier, la plupart des transporteurs aériens refuseront le double affichage sur les billets. Selon Patrice Vinet, consultant associé chez Andersen Consulting “l’euro va dynamiser le commerce électronique dans les transports”. Si les fournisseurs et les clients du fret de la SNCF pourront passer à l’euro dès le 1er janvier 1999, les voyageurs et les clients du Sernam vont devoir attendre le 15 mars 1999. (Dossier de trois pages - la Tribune - 15/09/1998)