Oui je sais, une telle accroche n'est pas des plus affriolantes en ce bientôt début de week-end. Mais l'heure est grave : au Japon, le taux de crime ne cesse d'augmenter.

Les employés exténués et décidés à en finir n'auraient-ils donc plus la force de mettre eux-mêmes un terme à leur jours et seraient-ils obligés de faire appel aux services de professionnels consciencieux ?
Le nouveau croquemitaine qu'est la crise économique mondiale serait-il à l'origine de la floraison d'une nouvelle profession, celle de tueur à gage ? J'ai l'imagination peut-être un peu prolifique, mais en temps de récession, l'héritage du grand-père et sur lequel il veille si jalousement serait un moyen bien agréable d'envisager des jours meilleurs.
Autre possibilité : les thèmes de la violence et de la cruauté, souvent exploités dans le cinéma asiatique et notamment japonais seraient-ils désormais appliqués à la lettre ?

Eh bien non, pas du tout. La criminalité en augmentation au Japon est non pas forcément moins grave mais en tout cas bien plus virtuelle : il s'agit de la cybercriminalité. Ne comprenez pas assassinat en chaîne d'avatars par des cyber-tueurs assoiffés de vengeance, femmes cyber-trompées ou personnes e-flouées (Renaud appréciera ces charmants préfixes). Non, non, c'est beaucoup moins drôle que ça. Les cybercrimes, ce sont l'ensemble des cas de menaces, de transactions illégales, de piratage ou encore de fraude liées au web. Celles-ci ont augmenté de plus de 15 % en 2008, avec exactement 6 321 attaques. Un chiffre, précise la National Police Agency, qui n'avait pas été atteint depuis l'an 2000. En 2004, par exemple, le nombre de cybercrimes avait été de 2 081.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media