Twitter is the message

Les mots issus des réseaux sociaux ont décidément la cote en ce moment. Après "unfriend", sorti tout droit et si peu amicalement de l’univers de Facebook, consacré "mot de l’année 2009" par le très sérieux dictionnaire Oxford, c’est au tour de Twitter de faire l’actualité  sémantique.

Le groupe Global Language Monitor (GLM), un organisme américain qui analyse les tendances du langage à travers le monde, a décidé d’attribuer le titre de mot de l’année au site de micro-blogging. Un peu comme on comparerait le palmarès d’un film à Cannes, aux Oscars ou au festival de Berlin, on est en droit de discuter la légitimité de ces palmarès. Cela étant dit, ils dénotent une tendance de fond.

Twitter s’est également démarqué sur Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Le géant de l’informatique annonce que Twitter y fait partie des trois mots les plus recherchés. Les deux autres étant Michael Jackson et Swine Flu (la grippe A). Entre une pop star décédée et la première pandémie de ce nouveau siècle, l’apparition de Twitter dénote.

Le président de la GML ne dit pas autre chose : "Au cours d'une année dominée par des évènements politiques bouleversant la planète, une pandémie, les conséquences d'un tsunami financier et la mort d'une icône de la pop, le mot Twitter domine tous les autres mots".

Et si l’on a tant parlé de Twitter, c’est justement parce qu’il constitue un outil d’une puissance phénoménale pour évoquer tous ces sujets. Pour reprendre la célèbre formule de Marshall McLuhan : the medium is the message. Le média, c’est le message. Nous y sommes. Reste à savoir si cette mise en abîme persistera une fois que nous nous seront tous habitués à ces nouveaux moyens de communiquer. Je ne serai pas surpris d’apprendre que "imprimé" ait constitué le mot de l’année 1440.

Rédigé par Nathanaël Vittrant