Pour déceler les intoxications alimentaires, l'analyse des expériences clients se fait aussi via Twitter grâce à un programme développé par des chercheurs de l'Université de Rochester et baptisé Nemesis.

Sur Twitter, Nemesis fait la guerre aux intoxications alimentaires

C'est bien connu, sur Twitter, les internautes partagent tout : les articles de presse, les derniers achats, les voyages mais aussi leur expérience au restaurant. En effet, le réseau social est propice aux petites confidences, photo à l'appui. Partant de ce constat, les chercheurs de l'Université de Rochester ont mis au point le programme Nemesis, qui permet d'analyser les tweets relatifs à l'alimentation. 

Les internautes utilisent smartphones et tablettes pour adresser leurs tweets. Grâce à ces appareils équipés de puces GPS, l'algorithme de Némésis est en mesure d'analyser l'emplacement du tweetos et de le faire correspondre avec les mots clés contenus dans les 140 caractères du message pour déterminer où et quand il s'y trouvait. Les chercheurs ont donc recueilli sur une période de 4 mois, 3,8 millions de tweets postés par plus de 94 000 utilisateurs du réseau social. Sur cet échantillon, les scientifiques ont détecté 23 000 clients de restaurants et ont établi 480 rapports d'intoxication alimentaire potentielle dans la seule ville de New York. 

Des résultats qui font froid dans le dos! "Nos rapports ne sont pas un indicateur infaillible. Un cas de maladie pourrait très bien ne pas être lié à la nourriture ingérée dans un restaurant. Néanmoins, les résultats sont tout de même révélateurs", explique Henry Kautz, président du département d'informatique de l'Université de Rochester.

Les chercheurs ont dans l'idée que Nemesis pourrait permettre aux professionnels du secteur alimentaire d'organiser des inspections d'adaptation, c'est-à-dire guidées par les données récupérées par le programme. Nemesis pourrait devenir un outil précieux pour les inspecteurs sanitaires et leur permettre de cibler des restaurants potentiellement dangereux pour la santé des consommateurs.

Rédigé par Marion Auvray