Qui a dit que les nouvelles technologies participaient à la disparition des traditions ? Par moment, elles contribuent même à perpétuer des pratiques qui se perdent. Prenez l’exemple du discours embarrassant que le témoin d’un jeune marié tient au début du banquet (après - pas fous - que la cérémonie ait liés pour le meilleur et pour le pire, bientôt à venir, les deux tourtereaux). Eh bien c’est une tradition qui tend à se perdre.

Les mariés, plus vraiment chauds pour que leurs exploits de jeunesse et les petites humiliations qui ont ponctués leur parcours soient relatés devant leur famille (belle ou non), ont commencé à insister auprès de leur témoin pour faire sauter certains passages peu glorieux.

Heureusement, Twitter est là. Un témoin, visiblement frustré d’avoir dû tenir sa langue le jour des noces, a utilisé le site de micro-blogging pour jouer un tour très technologique aux jeunes mariés. Il a profité de leur absence pour apporter quelques modifications au lit conjugal.

Je ne m’attarderai pas sur le côté technique de la chose (et encore moins sur son aspect éthique), mais toujours est-il que le lit s’est vu transformé en véritable compteur électronique. Résultat, à chaque fois que le jeune couple entreprend de mieux se connaître bibliquement entre les draps de leur chambre à coucher, la durée de l’action et son intensité sont dûment répertoriés par l’appareil... et automatiquement envoyés sur Twitter agrémentés de quelques commentaires aléatoires.

Le buzz autour de cette blague d’un goût assez douteux a été tel que plus de 20 000 personnes sont désormais abonnés à @Newlywedsontjob et suivent quotidiennement les exploits de ce couple inconnu.

Le témoin (en anglais « best man », mais on se demande vraiment ce qu’il a de « meilleur ») a prévu de mettre fin à la blague le jour de l’anniversaire du marié. Et de lui offrir un cadeau conséquent avec les revenus issus de son compte Twitter.

Rédigé par Nathanaël Vittrant