Si l'Islande s'est inspirée du community management pour faire connaître le pays*, des collectivités territoriales françaises ont également déjà mené ce travail. Etude de cas au travers de l'exemple de Twitter.

Par Anthony Poncier, consultant en management et en stratégie des organisations au sein du cabinet IDRH, auteur du blog poncier.org.
Dernièrement, USEO a sorti une étude, qui traite de l’usage de Twitter par les collectivités. Outre le fait que celle-ci apporte de nombreux retours d’expériences de collectivités françaises (16 des 50 plus grandes villes de France ont un compte sur le site de micro-blogging), elle montre comment ces dernières vont pouvoir développer une offre de services et animer le tissu local. Ainsi Rennes communique avec Twitter pour augmenter sa visibilité, tandis que Nantes a développé plusieurs comptes thématiques comme New York (développement durable, sortir, services publiques), faisant de ce média un véritable moyen de communication local. Bordeaux souhaite même aller plus loin en développant une véritable communauté autour de son territoire et ce, grâce à Twitter.
Quelle stratégie développer ?
Au delà de ces exemples, quelle stratégie pour les collectivités à travers ce média social ? Cette utilisation s’inscrit dans un cadre d’évolution de la participation citoyenne à la vie d’un territoire (renforcement du lien social, co-production de politique publique…). Elle va permettre de communiquer autrement en développant des conversations avec ses usagers (et toucher un autre public), mais aussi plus largement développer un nouveau mode de gouvernance des territoires autour d’un Internet hyperlocal et le développement d’un réseau social territorial.
Acculturer la population
Dans ce cadre, cela va conduire à  développer une offre de services : un relais de communication du site de la ville par le compte municipal, mais aussi grâce aux « tweetos » de sa communauté locale ; informer en temps réel sur les services de la municipalité (transports scolaires, activités sportives) et bien sûr plus largement développer des interactions avec ses usagers. Si l’usage de Twitter demeure limité en France, il grandit de plus en plus et ne peut-être ignoré dans une stratégie de e-communication via l’écosystème des médias sociaux. Même si bien sûr, dans un premier temps, il va falloir acculturer sa population, et soi même gravir la courbe d’apprentissage de Twitter et d’autres médias sociaux.
*Initiative pour laquelle L’Atelier m’a interviewé.