Jean-Luc Monterosso et Alain Fleischer s'allient à Alcatel Lucent pour présenter de façon originale des vidéos d'artistes : une branche de l'art contemporain encore peu soutenue.

Par Sophie Maurice, chargée de communication au sein de l'entité Image Corporate et Evénements de BNP Paribas.
Depuis l’apparition de la vidéo, tout le monde se prend pour un réalisateur. On enregistre, on efface, on recommence et pour pas cher. Avec le numérique on réfléchit moins avant de faire. Cette facilité de produire de l’image rend difficile le tri entre les films de vacances et les films expérimentaux. Il y a beaucoup d’oncles dans les familles qui se prennent pour J.L.Godard et depuis qu’ils ont découvert les logiciels de montage, les soirées diapo ont été remplacées par des séances de ciné interminables. Cette multiplication des contenus vidéo s’accélère aussi avec la facilité qu’apporte la diffusion sur le web. On y trouve tout et n’importe quoi, c’est pourquoi Dailymotion propose une solution pour hiérarchiser les contenus vidéo et mettre en avant la production de vidéos d’artistes.
Valoriser le contenu de qualité
Ainsi le site s’est doté d’une équipe éditoriale qui sélectionne les vidéos et leur accordent le label Creative Content. Pour obtenir ce label, il faut que l’utilisateur soit au préalable enregistré comme Motion Maker permettant de mettre en ligne des vidéos encodées en haute définition, d’un poids et d’une durée illimités. Pour mettre en avant cette offre et valoriser des contenus de qualité sur le réseau, Dailymotion s’est associé à une proposition d’exposition Machines à rêve / Vidéo Short List1. Pour une partie de cette présentation, les vidéos ont été sélectionnées via le site. Le serveur a reçu plus de 400 vidéos depuis le lancement du projet en avril 2008. 120 vidéos ont été sélectionnées et sont consultables sur le site Internet et il y en aura 25 qui tourneront en boucle dans l’exposition.
Une exposition individuelle
Les commissaires d’exposition ont choisi des vidéos de courte durée, avec une narration, sans parole (seulement des bruitages ou de la musique). Cette réflexion sur le format de la vidéo est assez pertinente puisqu’il fonctionne aussi bien pour le web que pour l’espace d’exposition. Les vidéos sont d’une durée qui nous permet de rester attentifs, d’être disponibles pour l’apprécier. Ce format me convient très bien car j’ai beaucoup de mal à rester concentrée devant une vidéo, j’ai toujours envie de cliquer ailleurs, d’aller voir si j’ai reçu de nouveaux emails, de regarder les gens qui passent. C’est assez plaisant de voir que l’on pense encore au spectateur. Eh non ! Le public ne va pas passer 7h40 dans une expo pour regarder la totalité des vidéos !