En analysant les réseaux peer-to-peer, les chercheurs de l'Aqualab ont pu visualiser plus précisément la performance des réseaux pendant des crises naturelles ou politiques, comme récemment au Japon ou en Libye.

Une autre vision des crises sur les réseaux peer-to-peer

En analysant les réseaux peer-to-peer, les chercheurs de l’Aqualab ont pu visualiser plus précisément la performance des réseaux pendant des crises naturelles ou politiques, comme récemment au Japon ou en Libye.

Il s’avère que pour voir comment une crise affecte l’activité des réseaux, les gens regardent plus souvent le trafic sur Internet que le réseau lui-même. Une équipe de recherche de l’Aqualab, un laboratoire spécialisé dans le calcul distribué a pu renouveler une approche de l’analyse de l’impact des crises sur la toile. Cela en analysant les connections peer-to-peers de deux de leurs programmes de calculs distribués.

Les résultats indiquent que concernant la catastrophe naturelle au Japon, l’activité en ligne n’a été  réduite que 24 heures seulement après les événements. Dans le cas de coupures en revanche, la baisse de fréquentation est instantanée.

En dépit des dégâts causés aux câbles Internet dans les eaux japonaises, plusieurs sources ont indiqué que le réseau fonctionnait encore après la catastrophe. Ce constat a pu être établi En comptabilisant le nombre d’internautes sur leurs réseaux avant et après l’événement.  
Le plus étonnant se trouve dans l’analyse de l’usage de BitTorrent au Japon : le nombre de connectés est similaire la semaine de l’événement à la semaine le précédant, exceptées les 24 heures qui suivent le tremblement de terre, où le nombre d’usagers a baissé d’un quart.
L’analyse d’Internet en cas de crise mérite donc une nouvelle approche, non pas uniquement portée sur les fluctuations du trafic sur la toile mais également via l’analyse des partages de données propres aux réseaux peers-to-peers. Mais à l’évidence, une coupure généralisée du réseau n’offre aucune visibilité de trafic

Rédigé par Hugo Sedouramane