Et si la voiture la moins polluante était celle que l’on utilise quotidiennement ? Une étude américano-chinoise annonce que les véhicules électriques pourraient être plus dommageables pour la planète..

Les voitures électriques, ennemies de l’environnement ?

 

La voiture électrique est le meilleur allié de l’environnement. C’est ce que l’on nous répète depuis des années. Mais serait-ce une légende urbaine ? Des chercheurs de l’université du Minnesota et de Pékin se sont associés pour étudier l’impact de ces voitures dites écologiques sur l’environnement en Chine.

Les résultats, publiés dans la revue Environmental Science and Technology ont de quoi étonner ! Ils montrent que les voitures électriques en Chine auraient un impact global sur la pollution qui pourrait être plus nuisible pour la santé que les véhicules à essence.

Pour les véhicules électriques, les émissions de combustion se produisent là où l’électricité est produite plutôt que là où le véhicule est utilisé. En Chine, 85% de la production d’électricité est produite à partir de combustibles fossiles, soit de charbon.

Les auteurs ont découvert que la puissance générée en Chine afin d’exploiter les véhicules électriques émettraient des fines particules dangereuses, à un taux beaucoup plus élevé que les véhicules à essence. Mais comme les émissions liées aux véhicules électriques sont souvent issues de centrales situées loin des foyers de population, les gens respirent un taux inférieur à celui que produisent les véhicules conventionnels.

Les centrales, placées à la campagne, pourraient donc nuire à la santé des populations rurales. En terme d’impact sur la pollution atmosphérique, les voitures électriques seraient donc plus nocives pour la santé par kilomètre parcouru en Chine que les véhicules classiques.

Seul bon point pour les véhicules électriques, les E-bike qui sont des vélos à piles. Ils constituent un impact faible sur les populations et restent les seuls véhicules respectueux de l’environnement. Tous en selle, le vélo c’est écolo !

 

 

Rédigé par Marion Auvray