"Spam spam spam spam..." Le mot récurrent de la comédie des Monty Python continue son chemin sur le Net, jusqu'à la nausée. Février 2003: 42% des messages électroniques sont identifiés par le...

"Spam spam spam spam..." Le mot récurrent de la comédie des Monty Python continue son chemin sur le Net, jusqu’à la nausée. Février 2003 : 42 % des messages électroniques sont identifiés par le cabinet Brightmail comme étant des e-mails non-sollicités, autrement dit du spam ou des « pourriels », déclinaison québécoise du francophone "courriel". Mai 2003 : 48 % des e-mails recensés sont du spam. Août 2003 : le chiffre passe à 48 %. Novembre 2003 : 56 %. Décembre 2003 : 58 %. Janvier 2004 : 60 %...
Malgré la législation embryonnaire qui tente de se mettre en place, les pourriels continuent chaque jour d’infester un peu plus Internet, telle une marée noire insatiable. Le gouvernement américain a mis en place depuis le 1er janvier dernier une législation pouvant condamner un « spammer » jusqu’à 5 ans de prison. Bruxelles réunit cette semaine les gouvernements européens pour coordonner leur effort en matière de lutte anti-spam. L’OCDE en appelle à une coordination mondiale...
Tout cela est bien, mais insuffisant. D’après le cabinet Basex les courriers électroniques non sollicités auraient coûté l’an passé aux entreprises 20 milliards de dollars. Sans système de filtrage anti-spam, le cabinet estime en moyenne à 15 minutes par jour le temps perdu par un employé à détruire ces courriers non désirés - sans compter le risque qu’il y a à détruire dans le même temps un courriel électronique important. Et d’autres causes indirectes : baisse de la capacité de la bande passante, potentiel accru de transmission de virus... Pour une entreprise de 15 000 employés, ce temps perdu se chiffre à 12 millions de dollars par an. Compte tenu de la tendance observée par Brightmail, il est fort à parier que ce montant augmente.
La nécessité de mettre en place au sein des entreprises un projet anti-spam n’est donc plus à prouver. Elle requiert en revanche une compréhension urgente de ses enjeux et de ses conséquences. Comment offrir à sa structure les moyens de lutte anti-spam les plus efficaces ? Quelles sont les questions essentielles qu’il faut se poser en amont d’un tel projet ? Quelle en sont les grandes étapes ? Quelles sont aujourd’hui les technologies de pointe en la matière ? Dans quel cadre juridique cela peut-il s’exercer ? Autant de questions auxquelles l’atelier tente cette semaine de répondre, en partenariat avec un des experts du sujet : l’éditeur Sophos. Comme à l’accoutumée, un compte-rendu de l’événement sera prochainement diffusé sur notre site, ainsi que dans la Lettre de L’Atelier.
Merci toutefois de ne pas spammer ce message !