Prospective

La Chine demeure loin derrière les États-Unis en matière d'IA

  • 15 Mai
    2018

Selon un récent rapport de l’université d'Oxford, la Chine, en dépit de nombreux investissements dans l'IA, demeure loin derrière le géant américain.

L'observation de l'actualité récente suffit pour s'en convaincre : les entreprises chinoises mettent les bouchées doubles pour s'imposer en leaders mondiales de l'IA. Tencent, qui se trouve notamment derrière WeChat, la super-application de messagerie dont les Chinois raffolent, a récemment ouvert un laboratoire de recherches autour de l'IA à Seattle, et recrute de nombreuses pointures dans le domaine. Alibaba, géant du commerce en ligne chinois, a de son côté récemment annoncé son intention de fabriquer ses propres puces dédiées à l'intelligence artificielle. Elle a en outre investi 600 milliards de dollars dans SenseTime, jeune pousse spécialisée dans les logiciels de reconnaissance d'images. Le gouvernement chinois donne le cap, lui qui souhaite faire de l'intelligence artificielle une industrie valorisée à 150 milliards de dollars de chiffre d'affaires d'ici 2030. Cependant, si la Chine constitue désormais le deuxième écosystème mondial de l'intelligence artificielle, elle reste loin derrière le leader incontesté que constituent les États-Unis, selon une récente étude de l'Université d'Oxford. D'après les chercheurs, malgré les récents investissements de l'Empire du Milieu, les États-Unis conservent une avance importante en matière de talents et de matériel. Les capacités de la Chine dans ce domaine représentent ainsi, selon eux, environ 50% de celles de son concurrent américain. Les États-Unis comptent en effet plus d'entreprises d'envergure mondiale, cumulent plus d'investissements dans l'IA et davantage d'experts. Le seul domaine où la Chine est en avance réside dans la quantité de données qu'elle possède. Mais celles-ci sont quasi exclusivement des données sur les utilisateurs chinois, et donc peu exhaustives. Les jeux de données des entreprises américaines, quoique moins touffus, sont davantage représentatifs de la diversité du monde.

Rédigé par Guillaume Renouard