Prospective

Une crypto-monnaie à impact social pour que l'eau potable soit accessible à tous

  • 22 Mar
    2018
  • 2 min

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, O'Claire, filiale de Sunwaterlife, spécialisée dans la purification de l'eau, lance son ICO. Baptisée Watercoin WTR, cette crypto-monnaie ambitionne d’influencer le prix de l’eau potable pour la rendre accessible aux pays émergents.

1,8 milliard de personnes n’a pas accès à l’eau potable dans le monde. Chaque année, 800 000 personnes meurent à cause de la consommation d’eau contaminée. Grand défi dans les zones émergentes, la start-up O’Claire veut donner accès à l’eau potable à tous via un réseau décentralisé de Kiosks (unités de production d’eau potable) basé sur la technologie blockchain de Sunwaterlife. Le dispositif comporte un conteneur relié par un tuyau à un point d’eau non-potable, tel qu’une rivière par exemple, qui est par la suite filtrée. Ces kiosks alimentent des bornes de distribution d’eau locales ou « Kiosks fontaine », permettant à la population d’acheter de l’eau via des cartes pré-payées. Ils seront connectés entre eux globalement afin de gérer différents paramètres tels que leur état ou encore le niveau de consommation selon les zones. Deux kiosks ont déjà été testés en Côte d’Ivoire en septembre 2017. Présentée par Thierry Merquiol, pionnier et fondateur de la plateforme de crowdfunding Wiseed, et invité du 1er atelier visiophonique de Jean-Michel Billaut, fondateur de L’Atelier, le lancement de cette ICO via le Watercoin WTR vise à financer le déploiement d’un réseau de 1 000 kiosks, pré-vendre de l’eau potable en garantissant un prix social et sécuriser les transactions, pour éviter la corruption, via les smarts contracts. La solution basée sur la blockchain permettrait de produire et distribuer localement 500 millions de litres d’eau potable par an, ce qui remplacerait le réseau de distribution actuel de l’eau, très centralisé. A cela s'ajoutent les autres bénéfices : un impact positif sur l'environnement et des emplois locaux pour maintenir et entretenir le réseaux. Mais à terme, l’idée serait plus large, avec la création d’un écosystème permettant d’accéder à des médicaments, acheter de l’essence ou encore accéder à de l’électricité. Cette nouvelle crypto-monnaie ne devrait pas échapper à la spéculation même si Thierry Merquiol l’estime modérée : pas plus de 10 fois sa valeur initiale. Alors, vraiment sociale ? Cette ICO aux airs de crowdfunding au format pré-vente évoluera-t-elle vers un cours mondial de l’eau potable sur la blockchain ?

Rédigé par Claire Cavret