Fini le temps où les seules marques qui ornaient les écorces des baobabs était un coeur maladroit surplombé de l’inscription "Tarzan aime Jane".

Après les boîtes de petits pois, ce sont les arbres tropicaux qui vont se voir ornés de codes barres. Le parallèle avec les supermarchés s’arrête là : oubliez les schémas sismographiques et les traits plus ou moins rapprochés, il s’agit ici de codes barres ADN.

C’est l’équipe du CNRS de Guyane qui a remis au goût du jour pour les arbres tropicaux cette vieille idée émise lors du Sommet de Rio en 1992.

Il s’agit de permettre l’identification rapide des fragments de plantes, au passage des douanes par exemple. La méthode consiste à séquencer de courts fragments d'ADN pour les comparer à une base de données (en fait un inventaire génétique de la biodiversité végétale) afin d'identifier leur provenance.

Une méthode qui a fait ses preuves pour la plupart des espèces mais qui demandera un peu de travail pour l’adapter aux tropiques. La discrimination des espèces s’en trouve fortement améliorée, même si les chercheurs admettent que le succès d’identification n’a pas dépassé 70 %. Je n’ose imagine quel était le taux de succès auparavant. A terme, il s’agira de suivre l’évolution de la biodiversité dans la forêt amazonienne.

Rédigé par Nathanaël Vittrant