Prospective

Les Français, plutôt favorables à l’homme augmenté

  • 29 Juin
    2017
  • 2 min

Le 22 juin dernier, se déroulait le procès du transhumanisme, où bio-conservateurs et bio-progressistes s’affrontaient devant un public qui devait juger le transhumanisme. Résultat, le public a unanimement adoubé l’homme augmenté.

Imaginez le monde, à horizon 2023, gouverné par un appareil étatique transhumaniste qui se sert des bio et nanotechnologies pour surveiller la population et assoir son pouvoir. Des hackers opposés à l’idée d’augmentation des capacités de l’homme par la technologie font le procès des transhumanistes. C’est le scénario proposé par plusieurs cabinets d’avocats lors du Procés du Transhumanisme qui s’est tenu le 22 juin dernier à et retransmis en Facebook live, suivi par près de 120.000 personnes. La question soulevée lors des débats était donc de savoir si le projet d’augmentation des capacités de l’homme par la technologie dessinait un futur souhaitable pour l’humanité. Car si l’homme a de tout temps voulu être Dieu, omniscient, omnipotent et surpuissant, le projet transhumaniste pourrait aussi dessiner, en l’état actuel des choses, un modèle de société mathématique et froid, laissant aux géants économiques, ceux-là mêmes qui inventent les technologies de demain, tout pouvoir sur nos vies et sur nos corps. Comme l’IA, la question du bio-hacking et de l’homme augmenté est une question sensible tant elle peut produire le meilleur et le pire. Pourtant, ce n’est que le meilleur que le public a retenu à la fin du procès puisque toutes les personnes présentes ont voté en faveur de l’homme augmenté. Alors, demain seront nous tous transhumain ? C’est en tout cas le souhait, selon un sondage Swiss Life, de 72% de la population française, pour qui le transhumanisme est une bonne chose. Espérons cependant qu’il parvienne à nous rendre plus humains. Car comme le disait très justement Franz Kafka, « Détruis-toi pour te connaître. Construis-toi pour te surprendre. L’important n’est pas d’être. Mais de devenir».

Rédigé par Théo Roux