Les pouvoirs publics s'inquiètent de plus en plus de la polémique sur les frais facturés par les banques depuis l'arrivée de l'euro, alors que l'opinion avait cru, à tort, que cet évènement mettra...

Les pouvoirs publics s'inquiètent de plus en plus de la polémique sur les frais facturés par les banques depuis l'arrivée de l'euro, alors que l'opinion avait cru, à tort, que cet évènement mettrait fin aux commissions bancaires. Bien que le nombre de transactions concernées reste très faible, un des responsables d'une association de consommateurs relève "ce sont les droits les moins utilisés qui sont les plus revendiqués". Un expert auprès du gouvernement souligne "le sujet est symbolique. Les banques ont eu tort de ne pas communiquer avant l'arrivée de l'euro sur ce qui allait changer ou non en termes de tarifs. De même, les pouvoirs publics ont laissé passer à tort un spot à la télévision où un Français achète un chapeau à Venise avec un chèque en euros". Or, comme le souligne l'AFB un chèque émis par une banque française a peu de chances, euro ou pas, d'être accepté à l'étranger. Devant l'assemblée des parlementaires, Dominique Strauss-Kahn a conseillé aux concitoyens souhaitant payer en euros à l'étranger d'utiliser davantage la carte bancaire, car la concurrence entre les réseaux aboutira rapidement à une situation normalisée. Chaque jour, de toute évidence, le sujet monte un peu plus. Un proche du dossier explique "si les banques ne modifient pas leur attitude, nous risquons d'assister à un Comité de l'euro, le 22 mars, assez sportif". (La Tribune - 18/02/1999)