Prospective

Hello Tomorrow : une start-up GreenTech recycle la pollution en encre

  • 26 Oct
    2017
  • 2 min

Et si la pollution devenait une matière première ? La start-up Graviky, sélectionnée au Hello Tomorrow Global Summit, propose une solution écolo pour le moins originale.

Si certaines start-up s'emploient à protéger le citoyen de la pollution, d'autres cherchent à en exploiter le potentiel. C'est à cette fin que Graviky Labs, un spinoff du MIT Media Lab – sélectionnée parmi les six meilleures start-up dans la catégorie environnement au Hello Tomorrow Summit 2017 –, a mis au point Air-ink, la première encre produite à partir de la pollution. Grâce à Kaalink, un procédé technologique installé dans le prolongement d'un pot d’échappement d'un véhicule motorisé, les particules fines sont capturées via la suie émise. Cette matière collectée passe par plusieurs processus afin d'extraire les métaux lourds et cancérigènes. Cela permet d'obtenir le produit final, un pigment purifié à base de carbone. Ensuite, ce pigment va passer par d'autres procédés chimiques afin de produire différents types d'encres et de peintures. Mais alors pourquoi ne pas éradiquer tout simplement la pollution plutôt que d'en faire de l'encre ? Pour éliminer sa propension à flotter dans l'air nous explique Graviky. Pour le moment, le dépôt de brevet est en cours pour cette technologie et son usage s'oriente vers l'art. Le procédé aurait déjà capturé 1,6 milliard de microgrammes de particules, ce qui équivaut à nettoyer 1,6 milliard de litres d'air extérieur. Comme le disait Richard Buckminster Fuller, architecte, designer, inventeur et futuriste américain, « La pollution n'est rien qu'une ressource que nous n'exploitons pas. Nous lui permettons de se disperser parce que nous en ignorons la valeur ».

Rédigé par Claire Cavret

BNP Paribas est partenaire de Hello Tomorrow depuis 2016