Prospective

Quand les invendus renaissent de leurs cendres...

  • 12 Jan
    2018
  • 2 min

La start-up française Phenix propose aux entreprises, associations et institutions, un modèle de recyclage en circuit court, pour donner une seconde vie aux produits invendus.

Selon les derniers chiffres de L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADME), en France, chaque année, près de dix millions de tonnes d'aliments encore comestibles sont jetés ou détruits, ce qui représente environ 150 kilogrammes de nourritures jetés par an et par personne. Ce gaspillage est un phénomène généralisé dont chaque acteur de la société a une part de responsabilité. Si la majorité de ce gaspillage alimentaire – soit 6,5 millions de tonnes – est le fait des consommateurs, 2,5 millions de tonnes d'aliments sont détruits dans la grande distribution et 1,7 million de tonnes jetés dans la restauration. Aussi, la lutte anti-gaspillage doit être multisectorielle et responsabiliser tous les acteurs. C'est ce qu'a bien compris la start-up Phenix, qui, pour enrayer ce fléau, a mis au point, dans la juste lignée de l'économie circulaire, une plateforme numérique connectant entreprises, institutions, associations, distributeurs et collectivités pour qu'ensemble ils réduisent leur impact écologique en essayant de gaspiller moins. Pour convaincre les entreprises, les jeunes entrepreneurs ont mis au point Phenix Exchange, une plateforme numérique permettant de redistribuer les produits invendus à des réseaux d'associations en reliant en temps réel l'offre à la demande. Cela permet aux associations de bénéficier de ressources alimentaires à distribuer à ceux qui en ont besoin et à l'entreprise de redistribuer ses invendus au lieu de les détruire en bénéficiant de réduction d'impôts correspondant à 60% des charges engagées dans l'opération. La collecte des invendus est prise en charge par la start-up par le biais de transporteurs éco-responsables. Une relation « win-win » en somme. Car comme le veut la célèbre formule d'Antoine Lavoisier, « rien de se perd, rien ne se crée, tout se
transforme ».

Rédigé par Théo Roux