Imaginez, vous investissez de l'argent pour envoyer Matt Leblanc dynamiter des météorites qui menacent l'espèce humaine, pour envoyer des singes ou de seniors dans des capsules spatiales, vous misez sur des satellites qui finissent par se transformer en aliens robotisés. Tout cela est un chouïa risqué en terme de ROI. En même temps, il faut bien participer à l'avancée de la Science et du Progrès pour le bien de l'Humanité. Oui, la Science, pas la science. Donc bref, vous voulez mettre du cash sur des opérations risquées.

Et vous vous dîtes, j'ai bien pris la MAE pour assurer mes enfants contre les procès en griffures effectuées dans l'enceinte de l'école maternelle, je peux bien avoir une assurance pour que mon argent me soit rendu après l'invasion extra-terrestre. Sauf que non. Alors que finalement, l'envoi de singes menacés de congélation par un pseudo poulpe est moins courant que le jeu du "je suis Wolverine des X-Men et je vais te lacérer le visage" auquel participent des sociopathes de cinq ans.

C'est le calcul qu'à du faire AON, l'assureur des éons. Via International Space Brokers, spécialiste du risque dans les espaces a-moléculés, il a conçu Investment Protection Insurance. Bon, pour l'instant, ils n'assurent que les actifs satellitaires. Mais l'extension du contrat aux aventures humaoïdes ne devrait pas trop tarder, peut-on espérer.

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia