Plusieurs de ces chantiers administratifs ont cependant pris du retard. Et certains services ne sont pas totalement opérationnels. Reste aussi à savoir si les usagers vont suivre...

Plusieurs de ces chantiers administratifs ont cependant pris du retard. Et certains services ne sont pas totalement opérationnels. Reste aussi à savoir si les usagers vont suivre. Car différents sondages révèlent leur perception ambivalente de l'administration en ligne. Certes, elle devrait remplir sa fonction principale – 67 % des internautes français lui accordent un large crédit pour améliorer la relation du citoyen à l'Etat, d'après une étude Cap Gemini TNS-Sofres (août 2004).
Pourtant, un sondage BVA publié en octobre 2004 avait relevé que 83 % des usagers interrogés ne savent pas définir "l'administration électronique". Le paradoxe étant que 45 % des sondés déclaraient pourtant avoir déjà effectué une démarche administrative sur Internet . Et y incluaient de simples recherches d'informations pour 36 %.
Et la France pâtit d'un certain retard par rapport à ses voisins européens, notamment du Nord, d'après une étude de la Commission européenne :

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En Norvège, 35 % des contribuables font leurs déclarations en ligne, suivis par le Danemark (31 %), l'Espagne (14 %), et la Suède (11 %).